Mon amour entrepreneuriale. Et pourquoi il ne marche pas.

A la dernière saint-valentin, j’ai travaillé jusqu’à minuit. Et puis je me suis effondré dans mon lit, à moitié déprimé.

Cette nuit-là, des couples heureux apparurent dans mon rêve, souriant et     s’embrassant. Je les enviais.

Cela fait maintenant six mois que je fréquente cette fille. Une charmante entrepreneure (comme moi). Nous ne faisons rien d’intime, nous parlons d’Eneo, de Daphne et de travail.

On parle rarement de nous-mêmes. Que sommes-nous alors ? Des amoureux ?

Quand j’étais plus jeune, les films Disney m’ont fait connaître l’amour. Une force à la fois intangible et préhensile qui pouvait lier la Belle et la Bête, fusionner leurs cœurs et en faire un délicieux cocktail qui stupéfierait les spectateurs, susciterait de l’admiration chez certains et de la jalousie chez d’autres.

 

Peut-être que je redoute ce lien et cette fusion ? Aurais-je peur qu’une partie de moi ne soit détruite par ce mélange ?

J’ai une fois été amoureux – dans le sens de la définition précédente. A l’école. Parfois, j’espère une parfaite réplique de cet amour d’école comme un enfant qui rêve du “makala” de sa défunte mère.

Mes amis qui sont mariés me demandent “pourquoi es-tu célibataire ? Tu as des centaines d’admiratrices sur Facebook ! ”. Je hausse les épaules et dis “ vous savez, la vie de consultant marketing … ça me bouffe mon temps ”.

Mais est-ce la vie qui me bouffe mon temps ? Non. C’est le temps qui bouffe ma vie. Si je continue à uniquement travailler, je finirai sans vie et sans amour.

Je me pose trop de questions. Est-ce la raison pour laquelle ça ne fonctionne pas ?

 

Momo Bertrand.