Entretien avec Michel Ndjock: Découverte du projet SAFIRA(explore, discover, learn) .

ZEMAWorld Blog est allé à la rencontre d’un spécimen rare, un jeune garçon assez particulier avec une façon de penser bien à lui, qui a accepté de nous parler de son projet qui lui aussi est assez spéciale dans son genre. Je n’en dirai pas plus, découvrons cet article sous format d’interview avec Michel Ndjock puisque il s’agit de lui et mon petit doigt me dit que vous allez l’adorer   

Let’s go !

 

« 

-ZEMA : Premièrement, parlez-nous brièvement de vous, dites à  nos lecteurs qui vous êtes .

 

-Michel : OK, commençons par le début ; je m’appelle Ndjock Michel ou Michel Ndjock si vous préférez.

Michel Ndjock

Je suis né un 8 Mars, il y a à peu près 24 ans. Oui, un 8 Mars… Je crois que ma mère m’en veut toujours un peu… (Rires)
Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, en parallèle à mes études en mécatronique à la Faculté de Génie Industriel de l’Université de Douala, je suis à la tête de NASHMA, une jeune startup
digitale. J’ai le plaisir d’y travailler avec des filles et gars vraiment formidables, en particulier sur notre projet principal « SAFIRA ».

 Présentez-nous votre startup/Projet
(Nom, secteur d’activité, clients/cibles).

Logo SAFIRA

– SAFIRA est un outil combinant dynamiquement réalité virtuelle et
multimédia, afin de servir de support d’éducation, de marketing, ou encore d’outil de
géolocalisation. Ça, c’est notre définition spécial geek, mais pour faire simple,
SAFIRA vous permet de pouvoir virtuellement visiter un lieu pouvant être n’importe
où dans le Monde entier, depuis votre téléphone, tablette ou ordinateur, avec ou sans
une connexion internet. Vous pourriez ainsi par exemple découvrir à l’avance le
campus de votre nouvelle université, une chambre d’hôtel que vous voudriez réserver,
ou une maison que vous voudriez acheter, mais aussi vous promener virtuellement
dans les plus grands sites du patrimoine culturel et naturel de votre pays ou de
l’étranger. C’est sur ce dernier point que l’aspect éducation de SAFIRA se présente
vraiment : en plus de permettre au grand public d’apprendre sur ces lieux, SAFIRA
est pensé et conçu pour pouvoir servir de support d’éducation dans un cadre
purement académique. Ceci peut aussi être dit du domaine de la géolocalisation. Par
exemple, les endroits tels qu’un campus universitaire, une école, un complexe
industriel, un bâtiment administratif ou un hôpital sont souvent très grands et très
complexes. Il est souvent très compliqué de s’y repérer et trouver les emplacements
des salles, surtout lorsqu’on y est nouveau : les plaques et panneaux indicatifs qui
sont sensés vous aider datent souvent de plusieurs années, et demander son chemin
des passants est souvent un jeu de hasard. SAFIRA permet de remédier à ce
problème-là, en offrant des fonctionnalités de recherche d’itinéraires et lieux. Il faut
maintenant préciser que tout ce dont je viens de parler, c’est pour l’utilisateur final,
Monsieur et Madame Tout Le Monde : nos clients sont en fait les business,
organisations et activités reposants totalement ou partiellement sur la valorisation de
sites ou de locaux. Quelques exemples en vrac : les hôtels, universités, écoles,
entreprises et activités du divertissement et du spectacle, agences immobilières,
ministères des Arts, Cultures et Tourisme (via les monuments, musées, sites culturels
et naturels nationaux), les grands hôpitaux, les bâtiments administratifs, les grands
complexes industriels, les sièges sociaux d’entreprises, et même les particuliers, en
fait… Nous concevons pour eux un SAFIRA spécifique à leur activité, et ils peuvent
s’en servir comme outil publicitaire, éducatif, informatif, ou de géolocalisation pour
les potentiels visiteurs/clients de leur activité.

 

– Comment vous est venu(e) l’envie/ l’idée d’entreprendre ?
Quelles ont été vos motivations dans votre domaine précis ?

 

– J’ai atterri dans l’entrepreneuriat exactement comme Banner a atterri sur le Bifrost dans le dernier film « Thor » ; c’était totalement imprévu au départ, je me suis lancé de façon héroïque (du moins dans ma tête ça l’était), et je me suis fracassé le visage de façon
totalement pitoyable en atterrissant…

Marvel studios.                                                          Aïe !

 

 

 

 

Pour décrire tout cela de façon plus sérieuse, je dirai que ce sont en fait des émotions (positives ou négatives) plutôt que des choix conscients et planifiés qui m’ont poussé à monter une startup. Ma première vraie immersion dans entrepreneuriat s’est faite il y a quelques années, lors de mon adhésion à l’association estudiantine « INFINITY SPACE » de ma faculté. C’est là que j’ai découvert tout ce monde que je ne connaissais pas. Je suis depuis mon enfance un grand amoureux de science et technologie, en particulier de tout ce qui est création numérique aussi bien technique qu’artistique, donc, pour moi, la question du choix du secteur d’activité ne se posait pas (même comme, paradoxalement, j’étudiais la mécatronique). Et c’est véritablement sur cette double base d’art numérique et d’informatique que la vision de ma startup NASHMA s’est bâtie, tout comme aujourd’hui celle de notre création SAFIRA.

– Quels sont (ou ont été) les freins rencontrés durant cette aventure entrepreneuriale ?

 

– L’un des plus grands freins a surement été mon manque de connaissance réel du monde de l’entrepreneuriat. Je suis très casanier et introverti comme gars : je sors très peu de chez moi, que ce soit pour aller à une fête avec des amis ou pour aller à un séminaire sur l’entrepreneuriat. Tout ceci a fait que ça m’a pris beaucoup de temps pour faire la transition du statut de « geek » à celui de vrai entrepreneur du digital, et honnêtement j’y travaille même encore. J’ai heureusement aujourd’hui la chance d’avoir des coéquipiers qui me sont très complémentaires. Donc, en résumé, Banner n’est plus pitoyablement allongé sur le Bifrost, mais il ne s’est pas encore transformé en une immense brute verte non plus.  

Et puis, rétrospectivement, je me rends compte qu’il y avait beaucoup de bien à mon « isolationnisme ». Aujourd’hui que j’ai plus d’expérience dans l’entreprenariat camerounais, je sais qu’il n’est pas que plein de choses positives, tout au contraire. Il y est très facile pour un entrepreneur novice de se faire totalement dissoudre, donc quelque part, ma solitude m’a protégé.

Tout ceci dit, un bon nombre de difficultés que nous avons et avons eues sont purement techniques. Par exemple, on dit souvent qu’entreprendre dans le numérique, c’est simple, puisque tout ce qu’il faut c’est un ordinateur pour taper des lignes de codes… La réalité c’est que ça dépend du domaine. Si vous faites par exemple dans la 3D de haut niveau comme nous pour SAFIRA, il va vous falloir une machine plus puissante qu’un simple PBHE… Hum, pardon, je veux dire un ordinateur pas trop performant… Quoi qu’il en soit, nous nous sommes adaptés pour dépasser ces difficultés-là, et aujourd’hui nous sommes en pleine finalisation des travaux sur notre prototype de SAFIRA, ainsi que sur notre plateforme de visite virtuelle en ligne. Cette dernière sera la première du genre sur le Continent… à moins, bien sûr, qu’on ne se fasse devancer à la dernière minute, haha ! Il y a des précédents, hein, donc on croise les doigts et on bosse dur.  

 

Qui sont vos modèles, en entrepreneuriat, dans votre domaine d’activités ?

– Ha!… Franchement, je vais vous avouer un truc : quand j’ai vu la liste des questions auxquelles j’aurais à répondre pour cette interview, celle-ci m’a fait « un genre », comme on dit. Mais bon, j’ai pris la décision de répondre sincèrement à toutes les questions, donc voici, j’y vais : la vérité c’est que je fais l’effort de ne pas avoir de modèle, que ce soit dans l’entrepreneuriat ou dans tous les autres domaines de ma vie. Ce n’est vraiment pas facile, mais j’essaye. Un « modèle » c’est quelqu’un qui vous inspire, qui représente une chose vers laquelle vous faites l’effort de tendre, et pour moi c’est quelque chose de très dangereux. J’ai bien 4 ou 5 grandes-sœurs et grands-frères dont j’admire beaucoup le travail et les réalisations dans l’entrepreneuriat ; ceux qui me connaissent savent bien qui ils sont, ce n’est pas un secret. Mais moi, je me dis que, tout entrepreneur, quel que soit sa grandeur, son succès ou sa richesse, reste un être humain, et il peut se tromper comme tous les autres 7 milliards d’êtres humains. Ce n’est pas parce que Bill Gates, Dangote ou Elon Musk a dit quelque chose que c’est forcément vrai. Bien sûr, il ne s’agit pas non plus d’être un sceptique professionnel et de rester totalement fermé à tout. Il s’agit juste d’essayer de faire preuve de discernement, de ne pas oublier qu’on a aussi un cerveau, et qu’il n’y a pas de formule magique pour le succès. Chaque projet entrepreneurial a ses réalités particulières, et je pense vraiment que c’est à chacun de trouver celles du sien. C’est plus fatiguant que de systématiquement gober tout ce qui sort de la bouche d’un parleur charismatique, mais je pense vraiment que c’est mieux. Et si on se trompe, on apprendra au moins par soi-même, et, au pire, il y aura toujours le Bifrost en bas pour amortir la chute…

– Que doit-on faire si l’on souhaite vous soutenir, investir ou devenir partenaire pour votre projet ?

 

– Pour nous soutenir, et aussi suivre notre activité, vous pouvez toujours nous retrouver sur nos pages Facebook @SafiraByNashma et @Nashma.Solutions. Ce sont nos portails privilégiés pour l’échange et la communication. En ce qui concernent les possibilités de partenariat et d’investissement, tout dépend vraiment du moment où vous lisez ces lignes. Nous sommes, à la date de publication de cet article, en pleine structuration de notre startup, et les procédures et possibilités de partenariat d’affaire avec NASHMA varieront beaucoup dans les mois et années à venir. Alors le mieux est simplement de nous écrire à contact@nashma.net, ou alors m’écrire personnellement à MichelNdjock@nashma.net. Envoyez-nous un message dans lequel vous formulez vos requêtes ou questions. On vous répondra très vite.

 

     –  Si vous souhaitez évoquer d’autres sujets non questionnés
précédemment, n’hésitez pas.

 Michel : Si je devais ajouter quelque chose, ce serait une information sur notre activité du moment : mon équipe et moi sommes en finale du concours Digital Thursday avec notre projet SAFIRA. Pour ceux qui ne savent pas, le Digital Thursday (saison 2) est un concours national de projets innovants dans le domaine du numérique, parrainé par le ministère des postes et télécommunications. Si vous êtes à Douala le 26 Juillet, faites un tour à la salle Saphir d’Akwa pour nous soutenir, ça nous fera beaucoup plaisir. 

»

Avouez que la version finale d’un tel projet comme SAFIRA promet d’être intéressant, je ne sais pas vous, mais moi j’ai déjà hâte de pourvoir visiter virtuellement certains sites touristiques d’ici et d’ailleurs.

C’est pour cela que je vous invite à nouveau personnellement à soutenir Michel et son projet finaliste au concours du Digital Thursday 2.

Et si vous êtes investisseurs ou tout simplement intéressé par le projet, contactez l’équipe à l’adresse contact@nashma.net ou MichelNdjock@nashma.net 

 

You were in ZEMAWorld, with smile and love  <3 

La nouvelle génération dans le jeu vidéo au Cameroun: BRANDON EBODE

 Au Cameroun depuis un certain temps on a assisté à une mise en avant d’entrepreneurs talentueux dans bien de domaine. D’Arthur Zang à Alain Nteff en passant par Olivier Madiba, le 237 a de quoi inspirer la nouvelle génération. C’est particulièrement le Cas d’Olivier Madiba qui en inspire plus d’un et donne naissance à une génération  de ceux qu’il appelle  lui-même « WalkBreakers » , nous sommes allés à la rencontre de Brandon Ebode l’un d’entre eux, un jeune homme passionné de technologie, de jeux vidéo…qui a décidé de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale dans des domaines pas encore très explorés au Cameroun et même en Afrique.

Qui est BRANDON EBODE ?

 

 Brandon est un jeune de 21 ans, ingénieur diplômé en Télécoms et Services résidant dans la ville de Yaoundé.

 Scientifique de base (2nde C puis 1ère et Tle D), il a suivi sa formation en informatique loin de sa famille et ville natale  à la recherche de nouveaux défis dans la ville de Douala où il a fait ses études supérieures à l’institut universitaire de la côte (IUC).

Comme dit plus haut, il est passionné de technologie, d’informatique, d’automobiles, de jeux vidéo, de mangas et animes. En d’autre terme, un vrai geek.😊

 C’est donc guidé de ces passions qu’il décide de mettre sur pied son projet de startup.

 

Focus sur son projet

 

Brandon est à la tête d’une startup du nom de Dark Hunter Entertainment qui a trois principaux secteurs d’activités dont le premier encore inexploré au Cameroun est la fabrication de consoles de jeux vidéo, les deux autres n’étant pas en reste sont le développement de jeux vidéo et la production de films d’animation. Son ambition est de les produire au même niveau que les films des studios « Disney » ou encore « Pixar ». Pour en arriver là, le jeune homme et sa team sont conscients des défis et surtout du besoin de fonds d’investissement. Étant une entreprise de divertissement, leurs principaux clients sont : le grand public de passionné de jeu vidéo, d’animes, des « gamers » possédants ou pas une console de jeu.

Dans l’évolution des activités de sa startup, il déclare être actuellement en train de développer un premier jeu de course entièrement en 3D, avec des décors inspirés de la ville de Douala. Une version démo sera bientôt disponible en bêta. Le prototype de la console baptisé projet « Wolsh », sera dévoilé lors de la présentation officielle de la startup « Dark Hunter Entertainment » et ses services.

De simple Geek à Geek entrepreneur : ses difficultés, objectifs et modèles.

Comme vous avez pu le constater, Brandon est un vrai geek, un vrai rat de laboratoire, le genre avec ses lunettes devant son ordinateur dans une pièce sombre en train de taper du code, donc dans son dictionnaire au départ, les mots entrepreneuriat et entreprendre n’étaient pas très employés😊  . Pourtant, plus jeune il se disait déjà «  Je dois ouvrir mon entreprise quand je serai plus grand, comme ça je vais arrêter de buy les jeux et les consoles chers massah, ils exagèrent déjà 😒 ». C’est donc lors de sa dernière année qu’il fait la connaissance de William ELONG un entrepreneur Camerounais Tech à succès qui, voyant sa détermination et la portée de son projet, a accepté de le « mentorer » et c’est ainsi qu’il se lance à pieds joints dans l’entrepreneuriat.

Comme toute aventure entrepreneuriale leurs principaux freins sont  les moyens financiers, car « Entreprendre n’est pas facile pour un jeune étudiant n’ayant rien dans les poches et devant gérer une équipe » déclare-il. Il est certain qu’entreprendre n’est pas un long fleuve tranquille et plusieurs fois il lui est venu l’idée d’abandonner comme à beaucoup d’entrepreneurs d’ailleurs, mais en voyant son équipe et leurs dévotions au travail, cela lui permet de se booster et de se raccrocher  toujours à cette phrase «  Ce n’est pas que pour moi que je le fais, mais aussi pour les générations à venir »

En tant que Poulain de William Elong, le jeune homme et sa team rêvent grand, le but pour tous leurs projets est de s’étendre en terme d’influence et d’infrastructure à l’échelle mondiale, et surtout, l’objectif est de devenir les leaders dans leur secteur d’activités.

Pour parler de ses modèles dans le monde de l’entrepreneuriat il cite bien sûr William ELONG pour toute la partie business, management, stratégie d’entreprise, et dans son domaine d’activité, il cite sans surprise le « wallbreaker » du moment Olivier MADIBA.

 

Pourquoi soutenir Brandon et son projet DARK HUNTER ENTERTAINMENT ?

 

Au Japon et aux états-unis par exemple, l’industrie du jeu vidéo représente des millions de Dollars pourquoi pas au Cameroun ? (L’équivalent en Franc CFA bien sûr, MDR ! 🙂 )

Bien que pas encore développé comme ça devrait l’être, les choses changent et une réelle communauté se forme autour avec des initiatives telles que le « Gaming Day » dont Brandon en fait parti , pour ne citer que ça.

Au Cameroun actuellement, le grand nom dans ce domaine est celui du studio « KIRO’O GAMES » et il est intéressant de constater que des jeunes comme Brandon passionnés par ce secteur se lancent dans l’aventure avec autant de sérieux et de travail. Donc si vous êtes un « Gamer lover », investisseur, business angel et surtout si vous êtes pour le développement de cette industrie au Cameroun, alors soutenez l’initiative pour cela contactez les sur leurs réseaux sociaux :

Twitter: @DarkHunterEnt

Facebook: Dark Hunter Entertainment (@darkhunter237)

Et constatez avec sourire comme moi qu’on n’est jamais trop jeune pour rêver grand encore moins pour participer à développer les choses si on est passionné par ce qu’on fait 🙂

You were in ZEMA’s World, with smile and love!

                             🙂  <3

Mon Parcours d entrepreneur, par Cédric Kamdjou Tatou

je m appelle Kamdjou Tatou Cedric. je vis à Rome ( Italie) depuis 6 ans. J’ai obtenu une Licence en Économie et management en 2015, après je me suis lancé dans la vie active.

En Europe, la vie devient de plus en plus difficile, dont pour réussir il faut travailler beaucoup et surtout être patient.

Je fais un peu de tout :
En 2015 je suis entré en contact avec 2 associations au Cameroun. nous avons monté un projet et après tant de sacrifice nous avons obtenu une subvention de la part d une institution italienne.

En 2016 je suis entré en contact avec 2 consultants dans la création d entreprise en Afrique , a présent nous sommes entrain de travailler sur les projets de création de SARL.

je suis entrain de me former ( par mes collaborations) sur plusieurs secteurs par ce que on ne sait jamais ce qui va payer, surtout quand trouvé du travail BIEN PAYÉ devient de plus en plus dificile.

QUAND J ai laissé l école j ai fait 1 an e demi comme opérateur de call center. Aujourd’hui je travaille mi-temps comme médiateur linguistique culturel ( je parle 3 langues: FRANÇAIS, ITALIEN, ANGLAIS)

 

Cedric

Coup d’œil sur l’univers entrepreneurial dans les villes de Douala, Yaoundé, Buea.

Alors par où commencer ? Lorsque j’ai entendu parler de ce blog qu’allait lancer Alida j’ai trouvé l’idée superbe car à travers lui plusieurs entrepreneurs auront désormais la possibilité de partager leurs expériences avec les autres.

En ce qui me concerne, disons que je suis en voie de de devenir entrepreneur surtout avec la panoplie d’entrepreneurs que je fréquente et côtoie et collabore avec, le chemin n’est plus si long.

Pour mon premier post sur cette plateforme « ZEMA WORLD », je vais partager avec vous mes observations sur l’univers entrepreneurial dans les villes de Douala, Buea et Yaoundé. Je tiens d’abord à rappeler que je ne suis pas un spécialiste mais avec le peu d’expériences déjà vécues sur le tas et plusieurs observations, je dirais qu’il y a quelques points que j’ai notés.

Je vais commencer par la ville de Buea qui est située dans la région du Sud-Ouest du pays. Pourquoi là-bas ? Certainement pas parce que j’y suis née. Non c’est juste parce que c’est pendant mon séjour dans cette ville que j’ai pu réellement observer les jeunes entrepreneurs, car lorsque j’étais encore à Douala, je ne savais même pas que l’entreprenariat existe.

Buea est une petite ville en superficie, mais grandement bourrée de jeunes preneurs d’initiatives. Je dirais que là-bas les jeunes sont très motivés ; ils ont cultivé l’esprit d’entreprendre un peu tôt pour la plupart. Lorsque vous êtes à Molyko par exemple, vous allez vous rendre compte que la majorité des business ouverts sont des idées de jeunes qui sont pour la plupart des étudiants, surtout si l’on s’en tient au nombre d’institutions supérieures rencontrées dans cette ville.

Mon admiration pour ces jeunes va d’abord du fait que ce sont des étudiants qui étaient à la tête de bon nombre d’activités commerciales. En partant des cybers, en passant par les restaurants, les points de bureautique, les boutiques, les cordonneries, les alimentations et même parfois des débits de boissons, etc…Le jour il est en amphi pour assister aux cours, le soir ou dans l’après-midi il est au comptoir ou alors à la supervision dans son business.

Cela me fait penser aussi à une activité qui a attiré mon attention à mon arrivée à Buea ; à savoir le commerce des frites de pommes avec des omelettes sur le long des routes. Pour moi c’était intéressant parce que je n’en avais pas encore vu à Douala, peut-être parce que je ne sortais pas beaucoup quand j’y étais, toujours est-il que ces jeunes avaient pensé à solution pour dépanner leurs confrères étudiants que nous étions dans l’incapacité de faire constamment la cuisine et surtout d’échapper à la monotonie des beignets haricot qui étaient de moins en moins à la mode.

Pareillement, j’ai été très émue lorsque j’ai constaté la rapidité, la motivation et la hargne avec lesquelles beaucoup ont développé une activité grâce au nouveau mode de paiement des frais de scolarité qu’avait instauré le « Vice-Chancellor » de l’université de Buea : le paiement par mobile money. Je vous assure les gars sont devenus des consultants en la matière, ils orientaient et accompagnaient les nouveaux étudiants et même les anciens qui n’avaient pas d’affinité avec ce mode de paiement depuis le dépôt de l’argent dans le compte, jusqu’à l’impression des reçus. Croyez-moi cette affaire n’est pas facile quand vous n’êtes pas un habitué. La période de paiement passée, ils s’investissent dans l’impression des enregistrements aux cours en ligne et les bulletins de notes, car il faut le noter à UB on ne va pas au babillard pour les résultats des sessions normales et on s’enregistre toujours en ligne avant de prendre part à un cours.

Bon ne nous éternisons pas sur Buea ; mais si vous êtes intéressés je pourrais revenir dessus dans d’autres posts que je ferai. Mais en attendant passons à Yaoundé.

Après l’obtention de mon « Bachelor », je décide de mettre le cap sur Yaoundé, la capitale politique du pays pour une autre formation. Je sais vous allez certainement vous dire que comme c’est la cité politique les choses y sont différentes. Maintenant ça dépend, différent dans quel sens ?

Évidement à Yaoundé l’entreprenariat est perçu autrement, enfin selon moi. Dans un premier temps la ville est plus grande en terme de superficie que Buea, ce qui naturellement implique que le déploiement des jeunes est plus accentué qu’à Buea. D’un point de vue personnel, je trouve que les jeunes à Yaoundé sont moins motivés, ils ne sont pas vraiment nombreux à avoir l’esprit d’entreprendre. A ce niveau je dirais qu’il s’agit des natifs de la ville, car ceux qui se sont lancés dans l’entreprenariat sont à majorité des jeunes originaires des autres régions. Yaoundé est la ville des bureaux, des administrations, les gens là-bas ont pour habitude de se lever le matin, faire le nécessaire et aller au « bureau » et revenir vers 14h-15h, ainsi de lundi à vendredi. Enfin c’est ainsi que j’ai perçu les choses lorsque je suis arrivée à la capitale.

Plus loin, dû au fait que je côtoie constamment les jeunes de cette ville, je me rends compte qu’ils ont  tendance à être influencer par les parents qui travailleurs dans les administrations, ce qui fait que très peu d’entre eux se rendent compte qu’ils peuvent se lancer dans leurs propres activités même si elles n’ont rien à voir avec leurs études. C’est au cours des échanges avec certains que je leur explique qu’il est tout à fait possible de faire des études de médecine et être son patron dans un autre domaine. Il arrive souvent qu’ils soient légèrement bluffés et parfois pas ; mais ceux qui sont qui intéressés cherchent à se renseigner sur comment les choses se passent, bien que je ne sois pas une experte en la matière, mais disons que j’apprends vite.

Finissons notre visite guidée dans la région du Littoral, précisément à Douala, encore connue comme étant la capitale économique du pays. Ici je n’aurais pas grand-chose à dire car je vous l’ai expliqué au début c’est après mon départ de Douala que j’ai vraiment commencé à connaître ce qu’était l’entreprenariat et dès lors je n’ai plus eu l’occasion de rester à Douala pendant des mois, juste des semaines et jours. Du coup je n’ai pas eu l’opportunité de mieux observer l’environnement de près mais parfois de loin. Ce que je peux dire ici c’est que cette ville renferme d’énormes potentiels ; ils sont nombreux ces entrepreneurs qui viennent de cette ville et qui ont même réussi à se faire une place dans les autres régions. Cependant elle reste l’une des villes les plus convoitées par les entrepreneurs, qui par la même occasion ne passent d’exploiter les autres coins du terroir pour voir ce qu’ils ont à offrir.

En somme, je trouve que le fait que la ville de Buea soit constituée à plus de 50% d’une population estudiantine est un atout pour l’entreprenariat, car leur jeunesse est une motivation considérable pour se lancer à son compte, surtout qu’ils sont de plus en plus nombreux ces jeunes qui ont pris l’engagement de ne plus attendre que le « miracle se produise », ceci dit que le gouvernement lance des appels à candidatures dans la fonction publique; à ce niveau je le dis parce que c’est la pensée qui résulte lorsque j’échange avec des jeunes tant entrepreneurs ou pas. En ce qui concerne Yaoundé, pour moi il est un peu plus évident qu’elle pourrait être un levier de développement pour les jeunes car elle offre plusieurs infrastructures que les autres villes n’ont pas ; elle regorge des offices des autorités compétentes sauf qu’à la limite prend des allures d’administration que préfèrent bon nombre des jeunes à Yaounde. Et puis Yaoundé abrite l’un des sièges du Centre de Formalités de Création d’Entreprise, CFCE ce qui constitue un plus, d’autant plus que l’état à travers cette structure contribue à l’essor des jeunes entrepreneurs via le coût réduit des frais de création d’entreprises (41 500 FCFA) et les avantages (registre de commercer, carte de contribuable…) qu’offre le service. Enfin Douala dans un passé proche était un socle approprié pour l’épanouissement des entrepreneurs, seulement avec son surnom de « capitale économique » elle a beaucoup été prisée, ce qui implique que l’environnement réussi à ceux qui ont réussi à se faire un nom. Pour les nouveaux venus l’exercice serait un peu plus laborieux ; non seulement on y trouve un peu de tout, mais comme je le dis souvent « il y a plus assez de places pour tout le monde ». Alors j’en conclu qu’il serait judicieux pour les jeunes entrepreneurs de se lancer à la conquête de nouveaux horizons, c’est-à-dire aller dans les villes jusqu’ici pas encore populaire lorsqu’on parle d’entreprenariat au Cameroun ; pourquoi pas être les premiers à écrire l’histoire de l’entreprenariat dans cette localité-là.

Colbie Medjom.