Entretien avec Michel Ndjock: Découverte du projet SAFIRA(explore, discover, learn) .

ZEMAWorld Blog est allé à la rencontre d’un spécimen rare, un jeune garçon assez particulier avec une façon de penser bien à lui, qui a accepté de nous parler de son projet qui lui aussi est assez spéciale dans son genre. Je n’en dirai pas plus, découvrons cet article sous format d’interview avec Michel Ndjock puisque il s’agit de lui et mon petit doigt me dit que vous allez l’adorer   

Let’s go !

 

« 

-ZEMA : Premièrement, parlez-nous brièvement de vous, dites à  nos lecteurs qui vous êtes .

 

-Michel : OK, commençons par le début ; je m’appelle Ndjock Michel ou Michel Ndjock si vous préférez.

Michel Ndjock

Je suis né un 8 Mars, il y a à peu près 24 ans. Oui, un 8 Mars… Je crois que ma mère m’en veut toujours un peu… (Rires)
Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, en parallèle à mes études en mécatronique à la Faculté de Génie Industriel de l’Université de Douala, je suis à la tête de NASHMA, une jeune startup
digitale. J’ai le plaisir d’y travailler avec des filles et gars vraiment formidables, en particulier sur notre projet principal « SAFIRA ».

 Présentez-nous votre startup/Projet
(Nom, secteur d’activité, clients/cibles).

Logo SAFIRA

– SAFIRA est un outil combinant dynamiquement réalité virtuelle et
multimédia, afin de servir de support d’éducation, de marketing, ou encore d’outil de
géolocalisation. Ça, c’est notre définition spécial geek, mais pour faire simple,
SAFIRA vous permet de pouvoir virtuellement visiter un lieu pouvant être n’importe
où dans le Monde entier, depuis votre téléphone, tablette ou ordinateur, avec ou sans
une connexion internet. Vous pourriez ainsi par exemple découvrir à l’avance le
campus de votre nouvelle université, une chambre d’hôtel que vous voudriez réserver,
ou une maison que vous voudriez acheter, mais aussi vous promener virtuellement
dans les plus grands sites du patrimoine culturel et naturel de votre pays ou de
l’étranger. C’est sur ce dernier point que l’aspect éducation de SAFIRA se présente
vraiment : en plus de permettre au grand public d’apprendre sur ces lieux, SAFIRA
est pensé et conçu pour pouvoir servir de support d’éducation dans un cadre
purement académique. Ceci peut aussi être dit du domaine de la géolocalisation. Par
exemple, les endroits tels qu’un campus universitaire, une école, un complexe
industriel, un bâtiment administratif ou un hôpital sont souvent très grands et très
complexes. Il est souvent très compliqué de s’y repérer et trouver les emplacements
des salles, surtout lorsqu’on y est nouveau : les plaques et panneaux indicatifs qui
sont sensés vous aider datent souvent de plusieurs années, et demander son chemin
des passants est souvent un jeu de hasard. SAFIRA permet de remédier à ce
problème-là, en offrant des fonctionnalités de recherche d’itinéraires et lieux. Il faut
maintenant préciser que tout ce dont je viens de parler, c’est pour l’utilisateur final,
Monsieur et Madame Tout Le Monde : nos clients sont en fait les business,
organisations et activités reposants totalement ou partiellement sur la valorisation de
sites ou de locaux. Quelques exemples en vrac : les hôtels, universités, écoles,
entreprises et activités du divertissement et du spectacle, agences immobilières,
ministères des Arts, Cultures et Tourisme (via les monuments, musées, sites culturels
et naturels nationaux), les grands hôpitaux, les bâtiments administratifs, les grands
complexes industriels, les sièges sociaux d’entreprises, et même les particuliers, en
fait… Nous concevons pour eux un SAFIRA spécifique à leur activité, et ils peuvent
s’en servir comme outil publicitaire, éducatif, informatif, ou de géolocalisation pour
les potentiels visiteurs/clients de leur activité.

 

– Comment vous est venu(e) l’envie/ l’idée d’entreprendre ?
Quelles ont été vos motivations dans votre domaine précis ?

 

– J’ai atterri dans l’entrepreneuriat exactement comme Banner a atterri sur le Bifrost dans le dernier film « Thor » ; c’était totalement imprévu au départ, je me suis lancé de façon héroïque (du moins dans ma tête ça l’était), et je me suis fracassé le visage de façon
totalement pitoyable en atterrissant…

Marvel studios.                                                          Aïe !

 

 

 

 

Pour décrire tout cela de façon plus sérieuse, je dirai que ce sont en fait des émotions (positives ou négatives) plutôt que des choix conscients et planifiés qui m’ont poussé à monter une startup. Ma première vraie immersion dans entrepreneuriat s’est faite il y a quelques années, lors de mon adhésion à l’association estudiantine « INFINITY SPACE » de ma faculté. C’est là que j’ai découvert tout ce monde que je ne connaissais pas. Je suis depuis mon enfance un grand amoureux de science et technologie, en particulier de tout ce qui est création numérique aussi bien technique qu’artistique, donc, pour moi, la question du choix du secteur d’activité ne se posait pas (même comme, paradoxalement, j’étudiais la mécatronique). Et c’est véritablement sur cette double base d’art numérique et d’informatique que la vision de ma startup NASHMA s’est bâtie, tout comme aujourd’hui celle de notre création SAFIRA.

– Quels sont (ou ont été) les freins rencontrés durant cette aventure entrepreneuriale ?

 

– L’un des plus grands freins a surement été mon manque de connaissance réel du monde de l’entrepreneuriat. Je suis très casanier et introverti comme gars : je sors très peu de chez moi, que ce soit pour aller à une fête avec des amis ou pour aller à un séminaire sur l’entrepreneuriat. Tout ceci a fait que ça m’a pris beaucoup de temps pour faire la transition du statut de « geek » à celui de vrai entrepreneur du digital, et honnêtement j’y travaille même encore. J’ai heureusement aujourd’hui la chance d’avoir des coéquipiers qui me sont très complémentaires. Donc, en résumé, Banner n’est plus pitoyablement allongé sur le Bifrost, mais il ne s’est pas encore transformé en une immense brute verte non plus.  

Et puis, rétrospectivement, je me rends compte qu’il y avait beaucoup de bien à mon « isolationnisme ». Aujourd’hui que j’ai plus d’expérience dans l’entreprenariat camerounais, je sais qu’il n’est pas que plein de choses positives, tout au contraire. Il y est très facile pour un entrepreneur novice de se faire totalement dissoudre, donc quelque part, ma solitude m’a protégé.

Tout ceci dit, un bon nombre de difficultés que nous avons et avons eues sont purement techniques. Par exemple, on dit souvent qu’entreprendre dans le numérique, c’est simple, puisque tout ce qu’il faut c’est un ordinateur pour taper des lignes de codes… La réalité c’est que ça dépend du domaine. Si vous faites par exemple dans la 3D de haut niveau comme nous pour SAFIRA, il va vous falloir une machine plus puissante qu’un simple PBHE… Hum, pardon, je veux dire un ordinateur pas trop performant… Quoi qu’il en soit, nous nous sommes adaptés pour dépasser ces difficultés-là, et aujourd’hui nous sommes en pleine finalisation des travaux sur notre prototype de SAFIRA, ainsi que sur notre plateforme de visite virtuelle en ligne. Cette dernière sera la première du genre sur le Continent… à moins, bien sûr, qu’on ne se fasse devancer à la dernière minute, haha ! Il y a des précédents, hein, donc on croise les doigts et on bosse dur.  

 

Qui sont vos modèles, en entrepreneuriat, dans votre domaine d’activités ?

– Ha!… Franchement, je vais vous avouer un truc : quand j’ai vu la liste des questions auxquelles j’aurais à répondre pour cette interview, celle-ci m’a fait « un genre », comme on dit. Mais bon, j’ai pris la décision de répondre sincèrement à toutes les questions, donc voici, j’y vais : la vérité c’est que je fais l’effort de ne pas avoir de modèle, que ce soit dans l’entrepreneuriat ou dans tous les autres domaines de ma vie. Ce n’est vraiment pas facile, mais j’essaye. Un « modèle » c’est quelqu’un qui vous inspire, qui représente une chose vers laquelle vous faites l’effort de tendre, et pour moi c’est quelque chose de très dangereux. J’ai bien 4 ou 5 grandes-sœurs et grands-frères dont j’admire beaucoup le travail et les réalisations dans l’entrepreneuriat ; ceux qui me connaissent savent bien qui ils sont, ce n’est pas un secret. Mais moi, je me dis que, tout entrepreneur, quel que soit sa grandeur, son succès ou sa richesse, reste un être humain, et il peut se tromper comme tous les autres 7 milliards d’êtres humains. Ce n’est pas parce que Bill Gates, Dangote ou Elon Musk a dit quelque chose que c’est forcément vrai. Bien sûr, il ne s’agit pas non plus d’être un sceptique professionnel et de rester totalement fermé à tout. Il s’agit juste d’essayer de faire preuve de discernement, de ne pas oublier qu’on a aussi un cerveau, et qu’il n’y a pas de formule magique pour le succès. Chaque projet entrepreneurial a ses réalités particulières, et je pense vraiment que c’est à chacun de trouver celles du sien. C’est plus fatiguant que de systématiquement gober tout ce qui sort de la bouche d’un parleur charismatique, mais je pense vraiment que c’est mieux. Et si on se trompe, on apprendra au moins par soi-même, et, au pire, il y aura toujours le Bifrost en bas pour amortir la chute…

– Que doit-on faire si l’on souhaite vous soutenir, investir ou devenir partenaire pour votre projet ?

 

– Pour nous soutenir, et aussi suivre notre activité, vous pouvez toujours nous retrouver sur nos pages Facebook @SafiraByNashma et @Nashma.Solutions. Ce sont nos portails privilégiés pour l’échange et la communication. En ce qui concernent les possibilités de partenariat et d’investissement, tout dépend vraiment du moment où vous lisez ces lignes. Nous sommes, à la date de publication de cet article, en pleine structuration de notre startup, et les procédures et possibilités de partenariat d’affaire avec NASHMA varieront beaucoup dans les mois et années à venir. Alors le mieux est simplement de nous écrire à contact@nashma.net, ou alors m’écrire personnellement à MichelNdjock@nashma.net. Envoyez-nous un message dans lequel vous formulez vos requêtes ou questions. On vous répondra très vite.

 

     –  Si vous souhaitez évoquer d’autres sujets non questionnés
précédemment, n’hésitez pas.

 Michel : Si je devais ajouter quelque chose, ce serait une information sur notre activité du moment : mon équipe et moi sommes en finale du concours Digital Thursday avec notre projet SAFIRA. Pour ceux qui ne savent pas, le Digital Thursday (saison 2) est un concours national de projets innovants dans le domaine du numérique, parrainé par le ministère des postes et télécommunications. Si vous êtes à Douala le 26 Juillet, faites un tour à la salle Saphir d’Akwa pour nous soutenir, ça nous fera beaucoup plaisir. 

»

Avouez que la version finale d’un tel projet comme SAFIRA promet d’être intéressant, je ne sais pas vous, mais moi j’ai déjà hâte de pourvoir visiter virtuellement certains sites touristiques d’ici et d’ailleurs.

C’est pour cela que je vous invite à nouveau personnellement à soutenir Michel et son projet finaliste au concours du Digital Thursday 2.

Et si vous êtes investisseurs ou tout simplement intéressé par le projet, contactez l’équipe à l’adresse contact@nashma.net ou MichelNdjock@nashma.net 

 

You were in ZEMAWorld, with smile and love  <3 

Edu-Tech pour enfants et jeunes au Cameroun : Danielle et Arielle

Aujourd’hui je vous amène à la rencontre de deux jeunes femmes Camerounaises qui ont fait de l’éducation, plus précisément de l’éducation Tech leur Combat. Il s’agit de Danielle Akini et d’Arielle Kitio qui ont respectivement pour initiative GENIUS CENTER et CAYSTI.

« Round 1 » : Description Personnelle

Premièrement qui sont-elles ?

Commençons par Danielle, et voici ce que dit son profil LinkedIn :

«Danielle est ingénieure spécialisée dans l’informatique embarquée. Après avoir travaillé comme développeuse des logiciels interfacés aux caméras et lecteurs biométriques, elle est aujourd’hui consultante dans l’automatisation des chaines de production et gère en parallèle Genius Centers, une startup qu’elle a fondée avec pour mission d’apprendre l’ingénierie informatique, la robotique et l’entrepreneuriat aux enfants à travers www.geniuselab.com.
Elle peut intervenir comme Manager d’une entreprise en plein développement ou comme consultant en

  • Business Development
  • Développement de logiciels, site web et applications mobiles.
  • Marketing digital
  • Création et développement des communautés. »

Vous comprendrez par là qu’il s’agit d’une femme qui a de quoi apprendre dans le domaine de la Tech. Pour compléter cela par ma propre approche la connaissant et ayant travaillé avec elle, je dirai aussi qu’il s’agit d’une femme très déterminée, un peu entêtée mais très travailleuse et passionnée de Tech.

 

Maintenant parlons d’Arielle, sur la même lancée voici ce que dit son profil LinkedIn :

«Choisi parmi le top des 4% du prestigieux programme TechWomen, je suis un mentor régulier et certifié qui croit fermement au pouvoir de l’éducation, à la culture du mentorat et à la direction par l’exemple. J’utilise les IT comme un outil stimulant, puissant et transversal qui représente une énorme opportunité pour les pays en développement comme le Cameroun. Cette vision entraîne ma passion pour l’informatique, la technologie. Par conséquent, chaque activité à laquelle je participe ou que je dirige est étroitement liée à la façon dont les technologies de l’information et de la technologie en général peuvent mieux faire vivre dans ma communauté.

  • en tant qu’entrepreneur social: je mène des activités pour autonomiser et augmenter le nombre de la prochaine génération de leaders technologiques en leur insufflant (les filles surtout) à leur jeune âge la passion de résoudre des problèmes mesurables avec la technologie grâce à un programme parascolaire, beaucoup de formations amusantes, interactives et pratiques, et de mentorat.

 

  • En tant que candidat au doctorat, je travaille dans le génie logiciel, mais lié à un problème de santé publique accentué dans les pays les moins développés: la surveillance de la maladie. La première année de mon doctorat (avec le laboratoire UMMISCO) s’est conclue par le développement d’une plateforme de lutte antituberculeuse déployée dans les 25 plus grandes unités TB au Cameroun. Je suis très fier de réaliser mon objectif qui contribue concrètement à ce grand projet qui aide à sauver des vies en améliorant notre système d’information sur la santé.

 

  • En tant qu’assistante-conférencière, cette vision influence aussi la façon dont j’enseigne à mes élèves: utiliser des programmes gratuits en ligne, des vidéos, des démonstrations en ligne, etc. pour les aider à apprendre, à pratiquer la résolution de problèmes, parler beaucoup. »

Ce portrait révèle d’une énorme passion pour l’éducation Tech et également d’une grande passion pour la Tech en elle-même, bref une techie girl quoi!

 

« Round 2 » : Description professionnelle

Toutes les deux sont douées et passionnées de Tech, ça c’est clair ! Maintenant mettons les projecteurs sur leurs initiatives professionnelles.

Continuons dans le même ordre du départ c’est à dire commençons par l’initiative de Danielle appelée GENIUS CENTER :

« Le  GENIUS CENTER est un espace ludique où des jeunes de 4 à 17 ans explorent la technologie ensemble, obtiennent des conseils et du soutien de mentors qualifiés.
Ces jeunes ont la possibilité de construire des applications, des sites Web, des jeux, de la robotique, domotique et autres.
Notre vision est d’offrir aux Camerounais dès leur plus jeune âge, les outils nécessaires pour faire ressortir le génie qui sommeille en eux.

Nous offrons aux jeunes un espace convivial et amusant où ils explorent la technologie et nous mettons tout en œuvre pour que les enfants résidents au Cameroun n’envient rien aux enfants des autres pays sur le plan de la technologie.

Nous développons une communauté de jeunes de 04 à 17 ans qui sont passionnés par les technologies et qui veulent entreprendre dans ce domaine. La création d’applications web, la création d’applications mobiles, la création de systèmes robotisés, l’entreprenariat, la gestion de projets, le marketing numérique, le design ou le montage vidéo. La participation aux compétitions nationales est internationale et permet de développer leur leadership et leur concentration. »

Sans grande transition, passons à l’initiative d’Arielle appelée CAYSTI :

« CAYSTI (CameroonYouthSchool Tech Incubator) est un centre d’éveil technologique, de développement de la créativité et de promotion de l’entrepreneuriat social des jeunes grâce aux technologies numériques,nous avons pour mission de créer la prochaine génération de femmes technophiles et plus globalement, la prochaine génération de leaders technologiques.CAYSTI est aussi un incubateur qui soutient les projets de ses étudiants Nous visons à développer un écosystème d’innovation où nous insufflons aux jeunes filles (à leur jeune âge), la passion de saisir et d’utiliser les technologies comme des outils amusants et puissants pour résoudre des problèmes personnels ou globaux.

Nos principaux objectifs sont:

  • Augmenter le nombre de jeunes (en particulier les filles) qui choisissent la technologie comme voie académique ou professionnelle.

  • Donner des moyens, créer des opportunités et aider ses étudiants à concevoir et démarrer un projet professionnel viable à long terme tout en leur donnant des compétences techniques et en leur inculquant le bon état d’esprit et les bonnes attitudes pour réussir en utilisant des outils et services numériques.

  • Réduire la fracture entre les sexes observée aujourd’hui dans le domaine des leaders technologiques. »

On ne le dira jamais assez, la valeur de l’éducation est infinie et ces deux femmes l’ont compris et elles appliquent cela dans le domaine de leur passion qui est la Technologie.

Si vous aussi l’éducation technologique des enfants et des jeunes vous passionne alors rejoignez leur combat :

GENIUS CENTER =>  www.geniuselab.com

CAYSTI  => www.caysti.org

L’intelligence artificielle (IA) mis en avant au Cameroun grâce à l’évènement « startup weekend AI Douala ».

L’intelligence artificielle (IA) mis en avant au Cameroun grâce à l’évènement « startup weekend AI Douala ».

 

 

IA : une technologie à l’image biaisée au Cameroun, qu’est-ce-que c’est au juste ?

Tout d’abord revenons sur la définition du terme IA, de manière globale, l’intelligence artificielle est l’ensemble de théories et de techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence. Elle correspond donc à un ensemble de concepts et de technologies plus qu’à une discipline autonome constituée.

Les domaines d’application sont :

·         Systèmes experts :

Soit un logiciel capable de simuler le comportement d’un humain effectuant une tâche très précise. C’est un domaine où l’intelligence artificielle est incontestablement un succès, dû au caractère très précis de l’activité demandée à simuler.

  • Représentation des connaissances :

On entend par là, la représentation symbolique de la connaissance pour que le logiciel soit capable de la manipuler. C’est l’un des secteurs de recherche en intelligence artificielle qui est le plus important.

·         Simulation du raisonnement humain :

Tenter de mettre au point des logiques qui formalisent le mode de raisonnement (logiques modales, floues, temporelles, etc.).

·         Traitement du langage naturel :

C’est la compréhension qui reste le problème majeur à la traduction ou au résumé d’un texte dans une autre langue. De grands progrès ont été faits pour obtenir une représentation sous une forme indépendante de la langue dans laquelle l’original est écrit. Certains traducteurs orientés dans des domaines spécialisés donnent de meilleurs résultats grâce à leurs spécificités.

·         Résolution de problèmes :

Représentation, analyse et résolution de problèmes concrets. C’est le cas des jeux de réflexion tels que les échecs, le backgammon ou les dames. Dans le cas du backgammon le champion du monde est un programme. Ils restent quelques jeux qui résistent aux efforts des programmeurs.

·         Reconnaissance de la parole :

Beaucoup de progrès ont été effectués. Un logiciel comme « Naturaly Speaking » permet la dictée. Cependant, la compréhension d’un mot ou d’une phrase requiert une grande quantité d’informations extra langagières (contexte, connaissance du sujet, etc.).

·         Reconnaissance des visages :

Considérée de longue date comme un des problèmes de l’intelligence artificielle le plus difficile, les résultats récents deviennent intéressants avec les réseaux neuronaux.

·         Robotique :

La robotique dans les usines est déjà fortement répandue. La première génération est capable d’exécuter une série de mouvements préenregistrés, la deuxième génération est dotée de capteurs de perception permettant de prendre certaines décisions et la troisième génération possède une plus grande autonomie, elle peut se déplacer dans un environnement.

·         L’apprentissage :

Un logiciel devrait avoir des capacités d’apprentissage autonome pour pouvoir être véritablement qualifié d’intelligent. Douglas Lenat travaille actuellement à la constitution d’une gigantesque base de données censée contenir toutes les connaissances partagées par les humains d’un même groupe pour leur communication. Il souhaite adjoindre un module d’apprentissage à sa base de données lui permettant de travailler seule pour collecter des informations nouvelles et réorganiser l’architecture de ses connaissances.

Au vue de ces domaines d’applications, l’utilité de cette technologie apparait clairement pour les entreprises. Par exemple il serait très utile pour une entreprise d’avoir des logiciels qui permettraient de résoudre un problème précis, un logiciel de reconnaissance faciale pour la sécurité par exemple etc. Les objets et services intelligents peuvent s’essayer à tous les aspects de notre vie. Depuis la rencontre amoureuse jusqu’à la livraison, en passant par la finance et le sport, des start-ups peuvent anticiper désormais le moindre de nos problèmes et nous proposer des services toujours plus personnalisés à l’aide de l’IA.

 

Pour parler des limites de cette technologie, on peut dire qu’un autre mot pour « résultat » est « fin », et l’on sait qu’elle ne justifie pas les moyens. S’enrichir n’est pas un argument valable si, en chemin, vous détériorez un autre aspect de votre vie, ou celle de quelqu’un d’autre, de façon imprévisible. Il y a ensuite le risque de devenir dépendant. Que se passerait-il si tous ces services devenaient soudainement inaccessibles ? Serions-nous livrés à nous-mêmes ? C’est bien une question d’éthique que pose hélas en creux l’IA.

Mais malgré cela on ne peut pas tout à fait dire qu’il faut craindre l’IA car elle est là pour nous simplifier les taches au travail, manipulé et adapté convenablement, son implication ne pourrait nous être que bénéfique dans nos tâches.

Pour démystifier les risques supposés de l’intelligence artificielle qui pourrait un jour dominer le monde et éradiquer les humains, déjà ôtons nous de la tête les idées reçues par des films tels que « Terminator » Comme quoi les machines vont envahir la terre… Il est vrai que l’IA comme toute chose comporte un risque mais Donner la priorité à l’enseignement plutôt qu’à l’automation permettrait de réduire ces risques. Si au lieu de se focaliser sur les résultats nous aidions plutôt les gens à devenir un peu plus éclairés en encourageant la réflexion et la connaissance de soi, nous donnerions la priorité à l’enseignement plutôt qu’à l’automation. Nous donnerions aux gens les outils pour développer leurs compétences naturelles plutôt que de chercher à les remplacer.

 

 

« Startup weekend AI Douala » ou comment on voudrait donner une place à l’IA dans l’écosystème tech Camerounais.

 

On peut juger cette 1ére édition de l’événement « Startup Weekend Artificial Intelligence » organise récemment par l’équipe « Startup weekend » Cameroun Très intéressante et surtout surprenante. Le Cameroun étant un pays en voie de développement qui donne la priorité à d’autres sujets tels que l’énergie, l’industrialisation, l’agriculture etc. Nous ne nous attendions pas à réunir un tel beau monde autour d’un sujet comme l’intelligence artificielle. Au départ nous étions conscients que ça serait un grand challenge mais les réactions tant bien au moment de la campagne sur les réseaux sociaux qu’au moment de l’événement nous ont énormément et agréablement surpris. On peut dire qu’il y a du répondant dans le domaine, juste qu’il n’y a pas eu avant d’événement pour les réunir ici à Douala, d’où le concept « Startup Weekend AI ».

Le CONCEPT « Startup Weekend Events Impulsée par la Fondation KAUFFMAN (www.kauffmanfoundation.org) et propulsé par l’incubateur californien TECHSTARS ( www.techstars.com ), est une initiative née aux USA en 2007 et qui fait le tour du monde avec à ce jour au moins 500 évènements organisés dans le monde. Réunir le temps d’un weekend, plus d’une centaine de personnes d’horizons divers autour d´un panel d´idées et de projets innovants. En l’espace de 54 heures Chrono, il s’agit de partager des idées, former des équipes, créer des produits et lancer des startups. L’intelligence artificielle est juste le thème qui a été attribué à cette nouvelle édition.

Et les objectifs étaient simples :

  • Connecter Startups IA et Coaches

  • Former des jeunes sur la gestion de projets IA

  • Créer des emplois via des Startups innovantes et à fort potentiel dans le domaine à long terme.

 

La participation des startups camerounaises et les projets proposés par ces dernières eux aussi ont été assez surprenants, nous avons constaté que les jeunes « startupers » camerounais ne manquent pas d’imagination et de compétence pour cette technologie. Nous avons eu des projets aussi bien dans le domaine de la santé comme le projet « Johanna » une IA qui fait dans l’assistance médicale, dans le domaine de l’agriculture comme le projet « All green » qui propose une IA permettant de prévenir des maladies qui attaquent les cultures ou encore le projet « Lisa » de la startup « Sappgo » qui propose une IA pour aider aux courses ménagères et bien d’autres…

Nous avons primé 4 startups à l’issue de notre compétition :

*Le prix spécial du jury : « Afro green tech »

*Le troisième prix : « Lisa » de la startup « Sappgo »

*Le deuxième prix : « All green »

*Le premier prix et vainqueur de la compétition : « Viki » VIKI for business est une intelligence artificielle (IA) qui parcourt les messages publics et les activités sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter et LinkedIn à la recherche des potentiels clients qui ont besoin d’un service ou produit quelconque, selon ce que propose une entreprise. VIKI va ensuite identifier ces clients et leur envoyer des offres promotionnelles telles conçues par l’entreprise utilisatrice. VIKI est donc un atout pour augmenter le chiffre d’affaires des compagnies via les réseaux sociaux.

Il est important de signaler que « Startup weekend AI » est une compétition internationale, comme douala 10 autres villes dans le monde ont organisé une édition startup weekend intelligence artificielle. On peut citer Montréal, Paris, Istanbul, Hongkong, Lapaz, Beirut… A l’issue des éditions locales un jury a statué pour choisir trois gagnants qui auront la chance de participer à la globale édition qui s’est tenue en fin Octobre à Paris en France. Malheureusement nous étions 5e sur 11, un résultat qui ne nous a pas permis d’aller à la globale édition (les trois gagnants étaient respectivement Montréal, Istanbul et Hongkong) mais qui nous prouve que le Cameroun a belle et bien une place dans ce domaine et nous sommes déterminés à faire mieux pour les prochaines éditions.

Pour finir, cet évènement a été un énorme challenge que nous aurions été incapable de relever sans l’apport, l’appuie et le soutient de nos sponsors AppsTech ( www.appstech.com ) et ActivSpaces ( www.activspaces.com )

Ainsi que celui de Dronafrica et  Willandbrothers ( https://will-brothers.com/  )  partenaires dans cette édition, et bien d’autres que nous remercions tous.