Entretien avec Michel Ndjock: Découverte du projet SAFIRA(explore, discover, learn) .

ZEMAWorld Blog est allé à la rencontre d’un spécimen rare, un jeune garçon assez particulier avec une façon de penser bien à lui, qui a accepté de nous parler de son projet qui lui aussi est assez spéciale dans son genre. Je n’en dirai pas plus, découvrons cet article sous format d’interview avec Michel Ndjock puisque il s’agit de lui et mon petit doigt me dit que vous allez l’adorer   

Let’s go !

 

« 

-ZEMA : Premièrement, parlez-nous brièvement de vous, dites à  nos lecteurs qui vous êtes .

 

-Michel : OK, commençons par le début ; je m’appelle Ndjock Michel ou Michel Ndjock si vous préférez.

Michel Ndjock

Je suis né un 8 Mars, il y a à peu près 24 ans. Oui, un 8 Mars… Je crois que ma mère m’en veut toujours un peu… (Rires)
Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, en parallèle à mes études en mécatronique à la Faculté de Génie Industriel de l’Université de Douala, je suis à la tête de NASHMA, une jeune startup
digitale. J’ai le plaisir d’y travailler avec des filles et gars vraiment formidables, en particulier sur notre projet principal « SAFIRA ».

 Présentez-nous votre startup/Projet
(Nom, secteur d’activité, clients/cibles).

Logo SAFIRA

– SAFIRA est un outil combinant dynamiquement réalité virtuelle et
multimédia, afin de servir de support d’éducation, de marketing, ou encore d’outil de
géolocalisation. Ça, c’est notre définition spécial geek, mais pour faire simple,
SAFIRA vous permet de pouvoir virtuellement visiter un lieu pouvant être n’importe
où dans le Monde entier, depuis votre téléphone, tablette ou ordinateur, avec ou sans
une connexion internet. Vous pourriez ainsi par exemple découvrir à l’avance le
campus de votre nouvelle université, une chambre d’hôtel que vous voudriez réserver,
ou une maison que vous voudriez acheter, mais aussi vous promener virtuellement
dans les plus grands sites du patrimoine culturel et naturel de votre pays ou de
l’étranger. C’est sur ce dernier point que l’aspect éducation de SAFIRA se présente
vraiment : en plus de permettre au grand public d’apprendre sur ces lieux, SAFIRA
est pensé et conçu pour pouvoir servir de support d’éducation dans un cadre
purement académique. Ceci peut aussi être dit du domaine de la géolocalisation. Par
exemple, les endroits tels qu’un campus universitaire, une école, un complexe
industriel, un bâtiment administratif ou un hôpital sont souvent très grands et très
complexes. Il est souvent très compliqué de s’y repérer et trouver les emplacements
des salles, surtout lorsqu’on y est nouveau : les plaques et panneaux indicatifs qui
sont sensés vous aider datent souvent de plusieurs années, et demander son chemin
des passants est souvent un jeu de hasard. SAFIRA permet de remédier à ce
problème-là, en offrant des fonctionnalités de recherche d’itinéraires et lieux. Il faut
maintenant préciser que tout ce dont je viens de parler, c’est pour l’utilisateur final,
Monsieur et Madame Tout Le Monde : nos clients sont en fait les business,
organisations et activités reposants totalement ou partiellement sur la valorisation de
sites ou de locaux. Quelques exemples en vrac : les hôtels, universités, écoles,
entreprises et activités du divertissement et du spectacle, agences immobilières,
ministères des Arts, Cultures et Tourisme (via les monuments, musées, sites culturels
et naturels nationaux), les grands hôpitaux, les bâtiments administratifs, les grands
complexes industriels, les sièges sociaux d’entreprises, et même les particuliers, en
fait… Nous concevons pour eux un SAFIRA spécifique à leur activité, et ils peuvent
s’en servir comme outil publicitaire, éducatif, informatif, ou de géolocalisation pour
les potentiels visiteurs/clients de leur activité.

 

– Comment vous est venu(e) l’envie/ l’idée d’entreprendre ?
Quelles ont été vos motivations dans votre domaine précis ?

 

– J’ai atterri dans l’entrepreneuriat exactement comme Banner a atterri sur le Bifrost dans le dernier film « Thor » ; c’était totalement imprévu au départ, je me suis lancé de façon héroïque (du moins dans ma tête ça l’était), et je me suis fracassé le visage de façon
totalement pitoyable en atterrissant…

Marvel studios.                                                          Aïe !

 

 

 

 

Pour décrire tout cela de façon plus sérieuse, je dirai que ce sont en fait des émotions (positives ou négatives) plutôt que des choix conscients et planifiés qui m’ont poussé à monter une startup. Ma première vraie immersion dans entrepreneuriat s’est faite il y a quelques années, lors de mon adhésion à l’association estudiantine « INFINITY SPACE » de ma faculté. C’est là que j’ai découvert tout ce monde que je ne connaissais pas. Je suis depuis mon enfance un grand amoureux de science et technologie, en particulier de tout ce qui est création numérique aussi bien technique qu’artistique, donc, pour moi, la question du choix du secteur d’activité ne se posait pas (même comme, paradoxalement, j’étudiais la mécatronique). Et c’est véritablement sur cette double base d’art numérique et d’informatique que la vision de ma startup NASHMA s’est bâtie, tout comme aujourd’hui celle de notre création SAFIRA.

– Quels sont (ou ont été) les freins rencontrés durant cette aventure entrepreneuriale ?

 

– L’un des plus grands freins a surement été mon manque de connaissance réel du monde de l’entrepreneuriat. Je suis très casanier et introverti comme gars : je sors très peu de chez moi, que ce soit pour aller à une fête avec des amis ou pour aller à un séminaire sur l’entrepreneuriat. Tout ceci a fait que ça m’a pris beaucoup de temps pour faire la transition du statut de « geek » à celui de vrai entrepreneur du digital, et honnêtement j’y travaille même encore. J’ai heureusement aujourd’hui la chance d’avoir des coéquipiers qui me sont très complémentaires. Donc, en résumé, Banner n’est plus pitoyablement allongé sur le Bifrost, mais il ne s’est pas encore transformé en une immense brute verte non plus.  

Et puis, rétrospectivement, je me rends compte qu’il y avait beaucoup de bien à mon « isolationnisme ». Aujourd’hui que j’ai plus d’expérience dans l’entreprenariat camerounais, je sais qu’il n’est pas que plein de choses positives, tout au contraire. Il y est très facile pour un entrepreneur novice de se faire totalement dissoudre, donc quelque part, ma solitude m’a protégé.

Tout ceci dit, un bon nombre de difficultés que nous avons et avons eues sont purement techniques. Par exemple, on dit souvent qu’entreprendre dans le numérique, c’est simple, puisque tout ce qu’il faut c’est un ordinateur pour taper des lignes de codes… La réalité c’est que ça dépend du domaine. Si vous faites par exemple dans la 3D de haut niveau comme nous pour SAFIRA, il va vous falloir une machine plus puissante qu’un simple PBHE… Hum, pardon, je veux dire un ordinateur pas trop performant… Quoi qu’il en soit, nous nous sommes adaptés pour dépasser ces difficultés-là, et aujourd’hui nous sommes en pleine finalisation des travaux sur notre prototype de SAFIRA, ainsi que sur notre plateforme de visite virtuelle en ligne. Cette dernière sera la première du genre sur le Continent… à moins, bien sûr, qu’on ne se fasse devancer à la dernière minute, haha ! Il y a des précédents, hein, donc on croise les doigts et on bosse dur.  

 

Qui sont vos modèles, en entrepreneuriat, dans votre domaine d’activités ?

– Ha!… Franchement, je vais vous avouer un truc : quand j’ai vu la liste des questions auxquelles j’aurais à répondre pour cette interview, celle-ci m’a fait « un genre », comme on dit. Mais bon, j’ai pris la décision de répondre sincèrement à toutes les questions, donc voici, j’y vais : la vérité c’est que je fais l’effort de ne pas avoir de modèle, que ce soit dans l’entrepreneuriat ou dans tous les autres domaines de ma vie. Ce n’est vraiment pas facile, mais j’essaye. Un « modèle » c’est quelqu’un qui vous inspire, qui représente une chose vers laquelle vous faites l’effort de tendre, et pour moi c’est quelque chose de très dangereux. J’ai bien 4 ou 5 grandes-sœurs et grands-frères dont j’admire beaucoup le travail et les réalisations dans l’entrepreneuriat ; ceux qui me connaissent savent bien qui ils sont, ce n’est pas un secret. Mais moi, je me dis que, tout entrepreneur, quel que soit sa grandeur, son succès ou sa richesse, reste un être humain, et il peut se tromper comme tous les autres 7 milliards d’êtres humains. Ce n’est pas parce que Bill Gates, Dangote ou Elon Musk a dit quelque chose que c’est forcément vrai. Bien sûr, il ne s’agit pas non plus d’être un sceptique professionnel et de rester totalement fermé à tout. Il s’agit juste d’essayer de faire preuve de discernement, de ne pas oublier qu’on a aussi un cerveau, et qu’il n’y a pas de formule magique pour le succès. Chaque projet entrepreneurial a ses réalités particulières, et je pense vraiment que c’est à chacun de trouver celles du sien. C’est plus fatiguant que de systématiquement gober tout ce qui sort de la bouche d’un parleur charismatique, mais je pense vraiment que c’est mieux. Et si on se trompe, on apprendra au moins par soi-même, et, au pire, il y aura toujours le Bifrost en bas pour amortir la chute…

– Que doit-on faire si l’on souhaite vous soutenir, investir ou devenir partenaire pour votre projet ?

 

– Pour nous soutenir, et aussi suivre notre activité, vous pouvez toujours nous retrouver sur nos pages Facebook @SafiraByNashma et @Nashma.Solutions. Ce sont nos portails privilégiés pour l’échange et la communication. En ce qui concernent les possibilités de partenariat et d’investissement, tout dépend vraiment du moment où vous lisez ces lignes. Nous sommes, à la date de publication de cet article, en pleine structuration de notre startup, et les procédures et possibilités de partenariat d’affaire avec NASHMA varieront beaucoup dans les mois et années à venir. Alors le mieux est simplement de nous écrire à contact@nashma.net, ou alors m’écrire personnellement à MichelNdjock@nashma.net. Envoyez-nous un message dans lequel vous formulez vos requêtes ou questions. On vous répondra très vite.

 

     –  Si vous souhaitez évoquer d’autres sujets non questionnés
précédemment, n’hésitez pas.

 Michel : Si je devais ajouter quelque chose, ce serait une information sur notre activité du moment : mon équipe et moi sommes en finale du concours Digital Thursday avec notre projet SAFIRA. Pour ceux qui ne savent pas, le Digital Thursday (saison 2) est un concours national de projets innovants dans le domaine du numérique, parrainé par le ministère des postes et télécommunications. Si vous êtes à Douala le 26 Juillet, faites un tour à la salle Saphir d’Akwa pour nous soutenir, ça nous fera beaucoup plaisir. 

»

Avouez que la version finale d’un tel projet comme SAFIRA promet d’être intéressant, je ne sais pas vous, mais moi j’ai déjà hâte de pourvoir visiter virtuellement certains sites touristiques d’ici et d’ailleurs.

C’est pour cela que je vous invite à nouveau personnellement à soutenir Michel et son projet finaliste au concours du Digital Thursday 2.

Et si vous êtes investisseurs ou tout simplement intéressé par le projet, contactez l’équipe à l’adresse contact@nashma.net ou MichelNdjock@nashma.net 

 

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NOWEGO: L’ANNUAIRE DES BONS PLANS AU CAMEROUN

Avec le taux de pénétration sans cesse grandissant d’internet (le mobile en particulier) il est de tout profit de s’intéresser aux domaines qui touchent cet aspect .
Aujourd’hui nous allons à la rencontre d’une jeune femme particulière Chantal Elong, qui a décidé d’utiliser cet atout pour vous faire découvrir une autre conception du E-Commerce avec son entreprise  NOWEGO l’annuaire des bons plans au Cameroun. Un petit alliage entre e-commerce, tourisme, culture et loisir.

Qui est-elle ?

Chantal Mbango Elong est une jeune Camerounaise âgée de 21 ans, étudiante en Executive MBA et promotrice de la plateforme Nowego. Titulaire d’un Bachelor Business Administration à 18 ans seulement au Sup de Co la Rochelle, très jeune elle a pu toucher du doigt le monde du travail et développer un amour certain pour les nouvelles technologies.
« J’ai toujours rêvé de travailler dans un secteur en rapport avec le tourisme » déclare-t-elle. Grâce à son parcours académique, elle a eu l’opportunité de voyager et de découvrir l’écart technologique entre les pays du Nord et ceux du Sud.
« Depuis Janvier 2017, je pensais à développer une interface qui aurait pour objectif de valoriser le patrimoine social et culturel du Cameroun à l’échelle internationale ». Au vu du taux de pénétration d’internet plus que grandissant, elle décide de mettre sur pieds un outil de communication propre aux réalités locales. L’objectif final étant d’œuvrer pour une utilisation optimale d’internet sur le continent africain. C’est ainsi que plus tard NOWEGO voit le jour.

Focus sur son entreprise : NOWEGO
(Now We Go!)

Chantal est à la tête de l’entreprise Nowego, la première plateforme camerounaise qui permet aux internautes de profiter de réductions allant de 10 à 90% pour les activités locales. Leur objectif est d’aider les petites et moyennes entreprises à gagner en visibilité tout en permettant aux utilisateurs de découvrir une panoplie des bons plans près de chez eux. Aujourd’hui après quelques mois d’existence seulement, l’entreprise a développé un réseau de 15 partenaires stratégiques et une communauté de 15 000 adhérents. Le site web www.nowego.co recense 200 coupons promotionnels dans les secteurs d’activités suivants : restaurations, sports, loisirs, services.
Pour acheter un coupon il suffit de suivre la procédure ci bas.

Comme toute entreprise digne de ce nom, la jeune femme et sa team font face à certaines difficultés et la principale est celle d’étendre leur niche de consommateurs : « Certains sont sceptiques et pensent que notre plateforme n’est qu’utopie et a pour seul dessein de soutirer des fonds aux internautes rêveurs » Bien que cette pensée ne soit pas populaire, l’équipe travaille activement afin de gagner en crédibilité auprès des potentiels consommateurs.

Cela ne les empêche pas de voir grand avec en perspective dans 5 ans, faire de Nowego la plateforme de e-commerce la plus utilisée au Cameroun et d’étendre ses activités dans les pays de l’Afrique Centrale.

Pour parler de ceux qui l’ont inspiré, il y a quelques années elle a eu l’opportunité de travailler en étroite collaboration avec un incubateur. Cette immersion dans le monde des nouvelles technologies et de l’entrepreneuriat l’a permis de découvrir des profils atypiques et de côtoyer les startups les plus prometteuses du continent déclare la jeune femme. En ce qui concerne les nouvelles technologies sur le territoire national, son modèle de réussite est l’entrepreneur William Elong « En moins de 2 ans, il a pu conçevoir les premiers drones camerounais, effectuer une levée de fond, créer de l’emploi pour une dizaine de citoyens de sa communauté et inspirer les jeunes à entreprendre ».

Pourquoi s’abonner à  NOWEGO :

Nowego vous met en avant des produits et services des petites et moyennes entreprises locales dans les domaines de restauration, sport, loisirs… permettant ainsi d’une certaine façon la valorisation de celles-ci ;

la plateforme vous permet également d’avoir des coupons de réduction de vos produits et services préférés (à bon prix) sur un seul et même site, ce qui n’est retrouvé nulle part ailleurs au Cameroun ;

Nowego vous donne la possibilité de payer vos coupons grâce aux services « mobile money » des opérateurs locaux ce qui est un atout majeur connaissant le faible taux de bancarisation au Cameroun.

Ainsi donc si vous recherchez des bons plans au Cameroun à des prix réduits pour vos activités préférées, rendez-vous à l’adresse www.nowego.co
D’autres part si vous êtes une entreprise proposant des services ou des produits dans l’un des domaines cités plus haut n’hésitez pas à devenir partenaire de Nowego pour vous donner plus de visibilité. Enfin si vous êtes investisseurs, business angels et souhaitez encourager l’initiative en vue de développer le secteur au Cameroun, contactez-les via :
-Adresse E-mail : contact@nowego.co
-LinkedIn : https://linkedin.com/NowegoCm/
-Facebook : https://www.facebook.com/NowegoCM/
-Twitter : https://twitter.com/NowegoCm/ (@NowegoCm )
-Site : www.nowego.co

 

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Femme dans l’ingénierie

Le Contexte de l’ingénierie industrielle attire et élève les femmes parmi les plus performantes par rapport à la plupart des métiers car les stéréotypes populaires laissent supposer que l’ingénierie industriel est un métier ‘‘difficile’’ pour la FEMME. Donc forcément, celles qui y excellent sont vues comme des « superwomen » au niveau local vous avez sans doute déjà entendu parler de AUDREY CHICOT DG de MSMI (multi service et métiers industriels) ou de Gislaine Tessa CEO de MILLENIUM IMMOBILIER qui fait dans le génie civil. Pour ne citer que celles-là. Une étude faite par une université américaine a montré que les femmes révèlent qu’elles sont attirées par l’ingénierie industrielle pour une myriade de facteurs sociaux, y compris : la reconnaissance, le sentiment d’être plus considérée dans la société et les opportunités de carrière, entre autres. Vu le nombre assez important de fille qui choisisse cette filière dans mon école la Faculté de génie industriel par exemple, je me dis que cette étude n’est pas totalement inadéquate pour l’Afrique en générale et le Cameroun en particulier. C’est la filière ayant le plus grand nombre fille comparée aux autres filières techniques d’ingénierie de l’école, les filles restent toujours moins nombreuses que les garçons bien sûr (ici il s’agit d’avoir le pourcentage de fille qui choisisse telle ou telle filière indépendamment de celui des garçons). Toujours dans cette étude américaine L’analyse du contenu des sites Web révèle que l’ingénierie industrielle souligne la collégialité et les opportunités de leadership comme étant intrinsèques à la discipline. Conclusions en utilisant un cadre de capital social, le contexte de l’ingénierie industrielle, y compris les normes dominantes et les possibilités de réseautage, favorise des idéologies de succès qui mènent à une plus grande attraction et persévérance au sein de ce métier.

Ayant une idée plus ou moins claire de pourquoi les femmes pourraient s’intéresser à ce domaine, Beaucoup de personnes se demandent quelles sont les éventuelles difficultés et atouts qu’on peut rencontrer à l’école et dans les entreprises en tant que fille/femme qui étudie l’ingénierie ?
Je suis allée chercher des éléments de réponse étant moi-même une femme qui étudie dans ce domaine (y’en a qui feront « hein ? » rire !!) mais aussi auprès d’autres jeunes femmes. Nous allons essayer de comprendre ce que pensent elles-mêmes quelques une de ces femmes qui étudient les ‘‘ métiers d’homme’’ comme le dit le profane.

Coralie Fogue, Ingénieure ROBOTITIENNE chez « DronAfrica » répond :
« Par rapport aux difficultés : la principale difficulté dans ce domaine est de maintenir le cap étant donné que la technologie évolue à une vitesse fulgurante. Le prix à payer ? Une succession de nuit blanche. Et par rapport aux atouts : il faut avoir de la patience, de la minutie, de la créativité et surtout une grande ouverture d’esprit »
Madina Mohamadou, étudiante ingénieure 5e année en TTIC (technologie de télécommunication, de l’information et de la communication) donne son avis en disant :
« On ne te laisse pas exprimer ton idée en profondeur parce qu’ils se sentent dominés si l’idée de la fille est meilleure en disant qu’elle rêve trop. Les difficultés sont nombreuses j’énumère quelques-unes : en classe les camarades ne nous laissent nous exprimer soit disant que c’est du manque de respect et que c’est du gâchis pour une fille d’être ingénieur car elle sera mère.

Et une fois j’ai une une difficulté lors de l’entretien pour un stage où on m’a dit qu’on ne pouvait pas m’intégrer dans l’équipe parce qu’en tant que femme nordiste j’aurais d’autres préoccupations et je ne pourrais pas  remplir mes fonctions donc qu’on m’aura former pour rien »

J’ai juste envie de dire <whaaaat> ? Mais bon.. .Continuons !

Glwadys Yemefack, étudiante ingénieure 5e année en TECHNOLOGIE AUTOMOBILE répond pour sa part :
« Les femmes/filles sont souvent considérées comme le sexe faible. Malgré le fait qu’on ne le dise pas des fois très ouvertement, on le ressent dans les actions des uns et des autres. Ce qu’il fait qu’en entreprise comme à l’école on a tendance à dire qu’on ne peut pas faire telle chose et pourtant il ne s’agit pas toujours d’efforts physiques mais souvent de bon sens.
Les filles sont des futures femmes au foyer. La société a tendance à prédire leurs métiers tels qu’enseignante, coiffeuse…car elle trouve que ce sont des métiers propices pour bien gérer son foyer. Ce qui fait que même le choix de des filières d’ingénierie devient un combat avec les parents et plus tard nous sommes obligées d’abandonner ou de prendre un autre chemin à cause des contraintes du mariage.
Je sais ce qui m’attend et je sais qu’à un moment je devrais réduire le rythme pour m’occuper de mes enfants et de mon mari. Raison pour laquelle il existe dans l’ingénierie des postes qui nécessitent beaucoup plus l’utilisation du cerveau. L’ingénierie est polyvalente, il peut arriver de devenir un gestionnaire de stock, une chargée des ventes, un cadre ingénieur, … Il suffit de recenser à temps ces différents axes qu’on pourrait prendre plus tard une fois mariée. En plus, on peut aussi entreprendre pour être son propre employeur le plus tôt possible et quand le mariage arrive, tous les fondements sont posés. Je finirai en parlant du harcèlement que subissent les femmes dans tous les secteurs. Ça existe aussi dans l’ingénierie. Contraintes, conditions, compromis…c’est toujours là. »
Quant à mon propre avis sur la question, je suis d’accord avec les précédentes j’ajouterai peut-être le fait que c’est difficile de se faire prendre au sérieux des fois, on se fait prendre par des pincettes à la limite comme des invalides soit disant qu’on est trop fragile ou tout simplement parce qu’on est FEMME. On se sent obligé de redoubler l’effort des méninges et prendre des initiatives pour dire à tous « Heho ! je suis une femme mais je suis capable de dimensionner, fraiser, percer…Tout comme toi mec ! » Je vous jure, des fois t’as envie de crier ça ! 😀

Voilà donc quelques avis recueillis sur le fait d’être femme et d’étudier les métiers techniques de l’ingénierie. J’ose espérer que cela aura permis à certains de mieux comprendre ces femmes qui ont tout simplement décidé de faire autre chose que ce dont la société s’attendait vu leur genre.

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Promotion du « made in Cameroon » : Zoom sur Jessica et Carine.

La promotion du « made in Cameroon » est un concept qui fait beaucoup parler récemment, nous nous intéressons à deux camerounaises : Jessica Eya’ane et Carine Andela qui en sont des actrices. De façon générale le but de ce concept est d’encourager les producteurs locaux et soutenir l’économie locale, qui sont-elles et comment elles y prennent ?

« Round 1 » : Description personnelle.
Commençons par Jessica Eya’ane , elle est la fondatrice de l’association AVPL (Association pour la Valorisation des Produits Locaux) et manager du projet « AKOUM » son initiative en vue de la promotion du « made in 237 » 😉 dont nous parlerons dans la suite, mais Jessica est aussi Analyste financière chez BGFIBank Cameroun, passionnée de finance et d’aide à la décision, elle s’est décidée un jour à contribuer à sa manière au développement de son pays en trouvant une solution pour soutenir la production locale. C’est une femme plutôt calme, une force tranquille je dirai 🙂

Passons à Carine Andela. Dans la même lancée, elle est la fondatrice de l’association ASENIA (Association des Entrepreneurs Ingénieux d’Afrique) et project manager chez Afrique Genius, elle mène avec beaucoup de passion des actions de promotion du « made in Cameroon » de façon assez personnel avec ses propres page RS comme le Carine Andela Initiative (nous y reviendrons). Elle est une femme dynamique et déborde d’énergie dans sa lutte pour la valorisation locale.

« Round 2 » : Description professionnelle

Dans son désir de soutenir le « consommez locale » Jessica est à la tête du projet « AKOUM » (Richesse) qui est une application, dont le slogan est « la richesse du Cameroun dans votre poche », se présentant comme un annuaire numérique dans lequel les informations sur les produits locaux recensés sont rangées par catégories, puis sous-catégories. Chaque produit fournit des informations sur sa localisation de production, le nom du producteur ou fabricant, la marque associée, sa composition (plus pour les produits alimentaires), le point de vente, le contact du vendeur. Il y a une possibilité de géo localiser le point de vente d’un produit et même de consulter l’ensemble des points de vente afin de déterminer ceux qui sont les plus proches de votre maison. L’application « Akoum » est disponible gratuitement sur Playstore, Applestore et Mboastore.

Place à Carine qui a associé directement son nom avec le « Carine Andela  Initiative» au « made in Cameroun » car cette dernière en a fait son cheval de bataille et elle utilise tous les moyens à sa portée (le digital dont elle est fan, et aussi en présentielle à travers le forum Afrique Genius, un concept de son association l’ASENIA) afin d’exhorter les camerounais à l’entrepreneuriat local et entretenir la masse sur la nécessité de faire confiance aux industriels locaux et de consommer local. Il vous suffit par exemple de faire un tour sur son compte Facebook pour voir son amour pour les productions locales. Vous y trouverez une panoplie de produit, et d’initiative « made in 237 » ce qui est intéressant avec cette démarche c’est qu’on y trouvera même le petit artisan du quartier qui fait du bon boulot mais n’a pas forcement de moyen de visibilité car elle va à la rencontre de presque tous. Avec le forum « Afrique Genius » organisé par l’ASENIA elle présente une sélection de ces produits locaux, aux côtés de bien d’autres déroulés du forum (conférences, formations).

Pour finir nous constatons que ces dames sont des ferventes promotrices du « made in Cameroon » un concept qui devra donner naissance au « locavorisme », Ce mouvement part du principe qu’il est meilleur de consommer local pour l’économie locale mais aussi et surtout pour la planète et pour sa santé. Consommer local, c’est un moyen pour le consommateur d’agir sur son environnement local d’un point de vue social et économique, alors il est peut-être temps de penser à devenir tous des « Locavores »

 

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