Interview avec Cedric Moudze: Namsoft recycle vos déchets informatiques

Hello par ici, oui ça fait vraiment longtemps je le sais! Les raisons de mon absence sont diverses tant heureuses que malheureuses, mais je dois vous avouer que ça fait du bien d’être de retour et j’espère ne plus m’absenter aussi longtemps.

Place aux choses sérieuses avec une nouvelle pépite de projet. Nous vivons dans l’ère numérique (informatique, électronique…) et tout comme dans d’autres domaines cela suscite des défis environnementaux graves. En effet, l’ère du numérique dont nous sommes des acteurs majeurs, nous aveugle par ses nouvelles technologies qui facilitent nos modes de vie. Beaucoup d’entre nous n’en ont pas encore conscience, mais nous sommes spectateurs et acteurs de la dégradation de notre planète par cette consommation massive des nouvelles technologies. Cette ère a fait apparaître de nouveaux déchets, plus toxiques, qui contiennent souvent des substances ou composants dangereux pour l’environnement, mais ils sont surtout en plein expansion. On les désigne sous le sigle DEEE ou D3E (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques).

Il devient évident que si l’expansion de ces déchets continue, dans un futur pas si lointain que ça, nous nous retrouverons comme dans le film « Alita, batle of angel » ou encore d’autres films futuristes du genre, où nous vivons au milieu de décharge électronique géante (rire!)

C’est pas si drôle que ça, du coup que faut-il faire? le projet Namsoft de Cédric Moudze propose une solution: le recyclage de nos déchets informatiques. Nous sommes allés à sa rencontre, découvrez-en plus à travers cet interview.

 

 

ZEMAWorld Blog (ZW): Premièrement, parlez-nous brièvement de vous en tant que promoteur du projet (Qui êtes-vous ? votre
cursus scolaire ? vos passions ? )

Cédric Moudze(C.M): Je m’appelle MOUDZE TATSUM Cedric, âgé de 27 Ans et diplômé de l’Institut Africain d’Informatique du Cameroun (IAI-Cameroun) en tant que Ingénieur de Travaux Informatiques. Je suis un passionné de technologies et ce depuis mon bas âge passion que je dois d’ailleurs à mon papa Mr TATSUM Jean Jules (décédé il y’a deux ans).

ZW: Parlez nous de votre projet NAMSOFT (secteur d’activité, modèle éco, clients/cibles)

C.M: NAMSOFT (les choses de la machine en langue Bamiléké Ghômalä) est un projet de recyclage informatique qui a pour but la gestion des déchets issus des équipements électriques et électroniques (DEEE).

  • Notre secteur d’activité principal étant l’environnement, nous nous appuyons aussi sur la technologie et l’éducation.
  • Notre modèle économique est très simple et se résume au fait que nous voulons mettre à disposition de tout type d’ordinateurs à n’importe quelle classe sociale à des prix très réduits tout en réduisant considérablement le taux de pollution des DEEE en Afrique et en promouvant l’éducation à travers la technologie.

 

ZW: Comment vous est venu l’envie/ l’idée d’entreprendre ?
Quelles ont été vos motivations dans ce domaine précis ?

C.M: A vrai dire, je n’ai jamais pensé vraiment entrepreneuriat ; je suis juste un jeune homme à part qui veut écrire sa propre histoire. Après la fin de mes études, j’étais animé d’une grande envie de découvrir de technologies extrêmement puissantes et révolutionnaires. Alors je me suis fixé un objectif clair : Être employé à plein temps pendant un an ou deux dans une entreprise locale histoire de connaitre et maîtriser les mécanismes de hiérarchie, management et de gestion.

NAMSOFT C’est l’histoire d’un jeune passionné de technologies que je suis, qui veut tant implémenter toute sorte de technologie lui passant sous la main mais qui n’a ni le matériel adéquat (soit il était brisé par endroit et/ou avait une ou deux fonctionnalités en moins) ni la documentation nécessaire encore moins les conseils sur comment faire.

C’est aussi l’histoire d’un constat fait au sein de l’entreprise pour laquelle j’exerçais en tant que Technicien de maintenance, ou nous étions confrontés à des ordinateurs obsolètes, défectueux et parfois abandonnés par les clients au point de ne savoir quoi en faire.

 

  • Par ailleurs, un soir alors que je me promène sur Internet à la recherche de composants électroniques je tombe sur un document qui explique comment sont fabriqués les ordinateurs que nous utilisons, les produits utilisés et leurs effets sur la santé humaine ; très vite je me rend compte que ce qui nous sert de technologie en Afrique n’est en fait qu’un poison lent qui au fil des années à venir nous tuera. Alors je décide de me lancer dans une aventure qui consistait à rechercher des voies et moyens plus corrects de traiter ces produits qui pour la plupart arrivent en fin de vie et dont nous ne savons souvent pas quoi en faire.

 

  • Les motivations d’un tel projet sont diverses mais ma plus grande motivation reste le fait d’équilibrer la balance en offrant la chance à des jeunes africains comme moi de pouvoir réaliser leurs pleins potentiels avec un matériel aussi performant au même titre que celui de l’Europe et ainsi réduire considérablement la fracture numérique qui nous sépare des pays du Nord tout en vivant dans un écosystème sain.

 

ZW: Quels sont (ou ont été) les freins rencontrés durant cette
aventure entrepreneuriale ?

 

C.M: Les freins, on en voit tous les jours ; mais le véritable problème que nous rencontrons dans cette aventure est d’ordre éducationnel.

En Afrique, (plus particulièrement au Cameroun) très peu parmi nous avons la culture de quête permanente du savoir et nous avons le mérite de ne jamais lire.

Nous rencontrons des Partenaires, des clients, des personnes lambda à qui nous expliquons notre vision mais très peu sont ceux-là qui prennent vraiment la peine de lire ou alors de vraiment nous écouter. Car voyez-vous : Il existe une grande différence entre Entendre et Ecouter

 ZW: Quels sont vos objectifs ou perspectives de développements
en ce qui concerne votre projet?

 

C.M: Nos perspectives de développement consistent à comment réduire la masse de déchets technologiques en Afrique et Briser le mûr de l’économie numérique tout en conciliant Energie verte, Technologie et Education.

A très long terme nous voulons réinventer les modes de consommation africains avec la méthode 3RV (Réduction à la source, Réemploi, Recyclage & Valorisation).

 ZW: Qui sont vos modèles, en entrepreneuriat, dans votre
domaine d’activité ?

C.M: Pour un jeune comme moi, il existe plusieurs modèles mais ceux sur lesquels je me suis toujours appuyé sont William Elong pour son humilité et son optimisme à toute épreuve, Ensuite Madiba Olivier pour son franc parler et sa notion de vision / concept qu’il a toujours su m’inculquer depuis que je me suis lancé.

Enfin, à Mr NGUETI Armand Gaetan, pour m’avoir donné la chance de réaliser ma passion et les leçons qu’il m’a toujours enseigné: La passion – Le travail – Le respect d’autrui.

 

 ZW: Que doit-on faire si l’on souhaite vous soutenir, investir ou
devenir partenaire pour votre projet?

 

C.M: Pour échanger, en savoir plus ou alors pour une quelconque demande écrivez-nous sur à cette adresse mail: contact@namsoft-africa.com ou alors laissez-nous un message sur notre page Twitter : @Namsoft_tech

ZW: Si vous souhaitez évoquer d’autres sujets non questionnés
précédemment, n’hésitez pas.

 

C.M: Plus qu’un projet, NAMSOFT est une vision. Nous savons tous que l’avenir prochain des technologies se trouve en Afrique, mais seulement, le continent fonctionne sur des mécanismes qui ne prônent pas l’amélioration continue et la considération de la personne humaine ; A quoi servirait-il donc d’investir des milliards sur l’Afrique quand celui-ci baigne dans un océan de déchetterie électronique pour les Pays du Nord ?!

Enfin, j’aimerais encourager les jeunes africains à prendre le temps de lire, explorer et de ne pas rester chacun dans son coin pour travailler.

“ L’AVENIR DE NOTRE CONTINENT TIENT DANS NOTRE CAPACITÉ A S’UNIR POUR AFFRONTER LES DIFFICULTÉS. PERSONNE NE VIENDRA LE FAIRE POUR NOUS ET ARRÊTONS LES PRÉTEXTES INUTILES” .

 

 

 

La technologie nous facilite la vie et elle fait, fera toujours partie intégrante de nos vies néanmoins,  protéger l’environnement, c’est préserver la survie et l’avenir de l’humanité c’est pour cela que pour ma part il est important de soutenir chacun à son niveau ce type de projet pour que son impact soit réel. Vous aussi vous pouvez le soutenir en partageant cet article autour de vous pour que le message passe et on ne sait jamais un potentiel client, investisseur pour Namsoft peut être dans votre réseau.

 

Pour plus d’infos:

Site Web: https://www.namsoft-africa.com

Facebook: https://fb.me/Namsoft1

Twitter: https://twitter.com/Namsoft_tech

Email: contact@namsoft-africa.com

 

 

 You were in ZEMAWorld, with smile and love ☺ <3 

 

 

Edu-Tech pour enfants et jeunes au Cameroun : Danielle et Arielle

Aujourd’hui je vous amène à la rencontre de deux jeunes femmes Camerounaises qui ont fait de l’éducation, plus précisément de l’éducation Tech leur Combat. Il s’agit de Danielle Akini et d’Arielle Kitio qui ont respectivement pour initiative GENIUS CENTER et CAYSTI.

« Round 1 » : Description Personnelle

Premièrement qui sont-elles ?

Commençons par Danielle, et voici ce que dit son profil LinkedIn :

«Danielle est ingénieure spécialisée dans l’informatique embarquée. Après avoir travaillé comme développeuse des logiciels interfacés aux caméras et lecteurs biométriques, elle est aujourd’hui consultante dans l’automatisation des chaines de production et gère en parallèle Genius Centers, une startup qu’elle a fondée avec pour mission d’apprendre l’ingénierie informatique, la robotique et l’entrepreneuriat aux enfants à travers www.geniuselab.com.
Elle peut intervenir comme Manager d’une entreprise en plein développement ou comme consultant en

  • Business Development
  • Développement de logiciels, site web et applications mobiles.
  • Marketing digital
  • Création et développement des communautés. »

Vous comprendrez par là qu’il s’agit d’une femme qui a de quoi apprendre dans le domaine de la Tech. Pour compléter cela par ma propre approche la connaissant et ayant travaillé avec elle, je dirai aussi qu’il s’agit d’une femme très déterminée, un peu entêtée mais très travailleuse et passionnée de Tech.

 

Maintenant parlons d’Arielle, sur la même lancée voici ce que dit son profil LinkedIn :

«Choisi parmi le top des 4% du prestigieux programme TechWomen, je suis un mentor régulier et certifié qui croit fermement au pouvoir de l’éducation, à la culture du mentorat et à la direction par l’exemple. J’utilise les IT comme un outil stimulant, puissant et transversal qui représente une énorme opportunité pour les pays en développement comme le Cameroun. Cette vision entraîne ma passion pour l’informatique, la technologie. Par conséquent, chaque activité à laquelle je participe ou que je dirige est étroitement liée à la façon dont les technologies de l’information et de la technologie en général peuvent mieux faire vivre dans ma communauté.

  • en tant qu’entrepreneur social: je mène des activités pour autonomiser et augmenter le nombre de la prochaine génération de leaders technologiques en leur insufflant (les filles surtout) à leur jeune âge la passion de résoudre des problèmes mesurables avec la technologie grâce à un programme parascolaire, beaucoup de formations amusantes, interactives et pratiques, et de mentorat.

 

  • En tant que candidat au doctorat, je travaille dans le génie logiciel, mais lié à un problème de santé publique accentué dans les pays les moins développés: la surveillance de la maladie. La première année de mon doctorat (avec le laboratoire UMMISCO) s’est conclue par le développement d’une plateforme de lutte antituberculeuse déployée dans les 25 plus grandes unités TB au Cameroun. Je suis très fier de réaliser mon objectif qui contribue concrètement à ce grand projet qui aide à sauver des vies en améliorant notre système d’information sur la santé.

 

  • En tant qu’assistante-conférencière, cette vision influence aussi la façon dont j’enseigne à mes élèves: utiliser des programmes gratuits en ligne, des vidéos, des démonstrations en ligne, etc. pour les aider à apprendre, à pratiquer la résolution de problèmes, parler beaucoup. »

Ce portrait révèle d’une énorme passion pour l’éducation Tech et également d’une grande passion pour la Tech en elle-même, bref une techie girl quoi!

 

« Round 2 » : Description professionnelle

Toutes les deux sont douées et passionnées de Tech, ça c’est clair ! Maintenant mettons les projecteurs sur leurs initiatives professionnelles.

Continuons dans le même ordre du départ c’est à dire commençons par l’initiative de Danielle appelée GENIUS CENTER :

« Le  GENIUS CENTER est un espace ludique où des jeunes de 4 à 17 ans explorent la technologie ensemble, obtiennent des conseils et du soutien de mentors qualifiés.
Ces jeunes ont la possibilité de construire des applications, des sites Web, des jeux, de la robotique, domotique et autres.
Notre vision est d’offrir aux Camerounais dès leur plus jeune âge, les outils nécessaires pour faire ressortir le génie qui sommeille en eux.

Nous offrons aux jeunes un espace convivial et amusant où ils explorent la technologie et nous mettons tout en œuvre pour que les enfants résidents au Cameroun n’envient rien aux enfants des autres pays sur le plan de la technologie.

Nous développons une communauté de jeunes de 04 à 17 ans qui sont passionnés par les technologies et qui veulent entreprendre dans ce domaine. La création d’applications web, la création d’applications mobiles, la création de systèmes robotisés, l’entreprenariat, la gestion de projets, le marketing numérique, le design ou le montage vidéo. La participation aux compétitions nationales est internationale et permet de développer leur leadership et leur concentration. »

Sans grande transition, passons à l’initiative d’Arielle appelée CAYSTI :

« CAYSTI (CameroonYouthSchool Tech Incubator) est un centre d’éveil technologique, de développement de la créativité et de promotion de l’entrepreneuriat social des jeunes grâce aux technologies numériques,nous avons pour mission de créer la prochaine génération de femmes technophiles et plus globalement, la prochaine génération de leaders technologiques.CAYSTI est aussi un incubateur qui soutient les projets de ses étudiants Nous visons à développer un écosystème d’innovation où nous insufflons aux jeunes filles (à leur jeune âge), la passion de saisir et d’utiliser les technologies comme des outils amusants et puissants pour résoudre des problèmes personnels ou globaux.

Nos principaux objectifs sont:

  • Augmenter le nombre de jeunes (en particulier les filles) qui choisissent la technologie comme voie académique ou professionnelle.

  • Donner des moyens, créer des opportunités et aider ses étudiants à concevoir et démarrer un projet professionnel viable à long terme tout en leur donnant des compétences techniques et en leur inculquant le bon état d’esprit et les bonnes attitudes pour réussir en utilisant des outils et services numériques.

  • Réduire la fracture entre les sexes observée aujourd’hui dans le domaine des leaders technologiques. »

On ne le dira jamais assez, la valeur de l’éducation est infinie et ces deux femmes l’ont compris et elles appliquent cela dans le domaine de leur passion qui est la Technologie.

Si vous aussi l’éducation technologique des enfants et des jeunes vous passionne alors rejoignez leur combat :

GENIUS CENTER =>  www.geniuselab.com

CAYSTI  => www.caysti.org