Interview avec Cedric Moudze: Namsoft recycle vos déchets informatiques

Hello par ici, oui ça fait vraiment longtemps je le sais! Les raisons de mon absence sont diverses tant heureuses que malheureuses, mais je dois vous avouer que ça fait du bien d’être de retour et j’espère ne plus m’absenter aussi longtemps.

Place aux choses sérieuses avec une nouvelle pépite de projet. Nous vivons dans l’ère numérique (informatique, électronique…) et tout comme dans d’autres domaines cela suscite des défis environnementaux graves. En effet, l’ère du numérique dont nous sommes des acteurs majeurs, nous aveugle par ses nouvelles technologies qui facilitent nos modes de vie. Beaucoup d’entre nous n’en ont pas encore conscience, mais nous sommes spectateurs et acteurs de la dégradation de notre planète par cette consommation massive des nouvelles technologies. Cette ère a fait apparaître de nouveaux déchets, plus toxiques, qui contiennent souvent des substances ou composants dangereux pour l’environnement, mais ils sont surtout en plein expansion. On les désigne sous le sigle DEEE ou D3E (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques).

Il devient évident que si l’expansion de ces déchets continue, dans un futur pas si lointain que ça, nous nous retrouverons comme dans le film « Alita, batle of angel » ou encore d’autres films futuristes du genre, où nous vivons au milieu de décharge électronique géante (rire!)

C’est pas si drôle que ça, du coup que faut-il faire? le projet Namsoft de Cédric Moudze propose une solution: le recyclage de nos déchets informatiques. Nous sommes allés à sa rencontre, découvrez-en plus à travers cet interview.

 

 

ZEMAWorld Blog (ZW): Premièrement, parlez-nous brièvement de vous en tant que promoteur du projet (Qui êtes-vous ? votre
cursus scolaire ? vos passions ? )

Cédric Moudze(C.M): Je m’appelle MOUDZE TATSUM Cedric, âgé de 27 Ans et diplômé de l’Institut Africain d’Informatique du Cameroun (IAI-Cameroun) en tant que Ingénieur de Travaux Informatiques. Je suis un passionné de technologies et ce depuis mon bas âge passion que je dois d’ailleurs à mon papa Mr TATSUM Jean Jules (décédé il y’a deux ans).

ZW: Parlez nous de votre projet NAMSOFT (secteur d’activité, modèle éco, clients/cibles)

C.M: NAMSOFT (les choses de la machine en langue Bamiléké Ghômalä) est un projet de recyclage informatique qui a pour but la gestion des déchets issus des équipements électriques et électroniques (DEEE).

  • Notre secteur d’activité principal étant l’environnement, nous nous appuyons aussi sur la technologie et l’éducation.
  • Notre modèle économique est très simple et se résume au fait que nous voulons mettre à disposition de tout type d’ordinateurs à n’importe quelle classe sociale à des prix très réduits tout en réduisant considérablement le taux de pollution des DEEE en Afrique et en promouvant l’éducation à travers la technologie.

 

ZW: Comment vous est venu l’envie/ l’idée d’entreprendre ?
Quelles ont été vos motivations dans ce domaine précis ?

C.M: A vrai dire, je n’ai jamais pensé vraiment entrepreneuriat ; je suis juste un jeune homme à part qui veut écrire sa propre histoire. Après la fin de mes études, j’étais animé d’une grande envie de découvrir de technologies extrêmement puissantes et révolutionnaires. Alors je me suis fixé un objectif clair : Être employé à plein temps pendant un an ou deux dans une entreprise locale histoire de connaitre et maîtriser les mécanismes de hiérarchie, management et de gestion.

NAMSOFT C’est l’histoire d’un jeune passionné de technologies que je suis, qui veut tant implémenter toute sorte de technologie lui passant sous la main mais qui n’a ni le matériel adéquat (soit il était brisé par endroit et/ou avait une ou deux fonctionnalités en moins) ni la documentation nécessaire encore moins les conseils sur comment faire.

C’est aussi l’histoire d’un constat fait au sein de l’entreprise pour laquelle j’exerçais en tant que Technicien de maintenance, ou nous étions confrontés à des ordinateurs obsolètes, défectueux et parfois abandonnés par les clients au point de ne savoir quoi en faire.

 

  • Par ailleurs, un soir alors que je me promène sur Internet à la recherche de composants électroniques je tombe sur un document qui explique comment sont fabriqués les ordinateurs que nous utilisons, les produits utilisés et leurs effets sur la santé humaine ; très vite je me rend compte que ce qui nous sert de technologie en Afrique n’est en fait qu’un poison lent qui au fil des années à venir nous tuera. Alors je décide de me lancer dans une aventure qui consistait à rechercher des voies et moyens plus corrects de traiter ces produits qui pour la plupart arrivent en fin de vie et dont nous ne savons souvent pas quoi en faire.

 

  • Les motivations d’un tel projet sont diverses mais ma plus grande motivation reste le fait d’équilibrer la balance en offrant la chance à des jeunes africains comme moi de pouvoir réaliser leurs pleins potentiels avec un matériel aussi performant au même titre que celui de l’Europe et ainsi réduire considérablement la fracture numérique qui nous sépare des pays du Nord tout en vivant dans un écosystème sain.

 

ZW: Quels sont (ou ont été) les freins rencontrés durant cette
aventure entrepreneuriale ?

 

C.M: Les freins, on en voit tous les jours ; mais le véritable problème que nous rencontrons dans cette aventure est d’ordre éducationnel.

En Afrique, (plus particulièrement au Cameroun) très peu parmi nous avons la culture de quête permanente du savoir et nous avons le mérite de ne jamais lire.

Nous rencontrons des Partenaires, des clients, des personnes lambda à qui nous expliquons notre vision mais très peu sont ceux-là qui prennent vraiment la peine de lire ou alors de vraiment nous écouter. Car voyez-vous : Il existe une grande différence entre Entendre et Ecouter

 ZW: Quels sont vos objectifs ou perspectives de développements
en ce qui concerne votre projet?

 

C.M: Nos perspectives de développement consistent à comment réduire la masse de déchets technologiques en Afrique et Briser le mûr de l’économie numérique tout en conciliant Energie verte, Technologie et Education.

A très long terme nous voulons réinventer les modes de consommation africains avec la méthode 3RV (Réduction à la source, Réemploi, Recyclage & Valorisation).

 ZW: Qui sont vos modèles, en entrepreneuriat, dans votre
domaine d’activité ?

C.M: Pour un jeune comme moi, il existe plusieurs modèles mais ceux sur lesquels je me suis toujours appuyé sont William Elong pour son humilité et son optimisme à toute épreuve, Ensuite Madiba Olivier pour son franc parler et sa notion de vision / concept qu’il a toujours su m’inculquer depuis que je me suis lancé.

Enfin, à Mr NGUETI Armand Gaetan, pour m’avoir donné la chance de réaliser ma passion et les leçons qu’il m’a toujours enseigné: La passion – Le travail – Le respect d’autrui.

 

 ZW: Que doit-on faire si l’on souhaite vous soutenir, investir ou
devenir partenaire pour votre projet?

 

C.M: Pour échanger, en savoir plus ou alors pour une quelconque demande écrivez-nous sur à cette adresse mail: contact@namsoft-africa.com ou alors laissez-nous un message sur notre page Twitter : @Namsoft_tech

ZW: Si vous souhaitez évoquer d’autres sujets non questionnés
précédemment, n’hésitez pas.

 

C.M: Plus qu’un projet, NAMSOFT est une vision. Nous savons tous que l’avenir prochain des technologies se trouve en Afrique, mais seulement, le continent fonctionne sur des mécanismes qui ne prônent pas l’amélioration continue et la considération de la personne humaine ; A quoi servirait-il donc d’investir des milliards sur l’Afrique quand celui-ci baigne dans un océan de déchetterie électronique pour les Pays du Nord ?!

Enfin, j’aimerais encourager les jeunes africains à prendre le temps de lire, explorer et de ne pas rester chacun dans son coin pour travailler.

“ L’AVENIR DE NOTRE CONTINENT TIENT DANS NOTRE CAPACITÉ A S’UNIR POUR AFFRONTER LES DIFFICULTÉS. PERSONNE NE VIENDRA LE FAIRE POUR NOUS ET ARRÊTONS LES PRÉTEXTES INUTILES” .

 

 

 

La technologie nous facilite la vie et elle fait, fera toujours partie intégrante de nos vies néanmoins,  protéger l’environnement, c’est préserver la survie et l’avenir de l’humanité c’est pour cela que pour ma part il est important de soutenir chacun à son niveau ce type de projet pour que son impact soit réel. Vous aussi vous pouvez le soutenir en partageant cet article autour de vous pour que le message passe et on ne sait jamais un potentiel client, investisseur pour Namsoft peut être dans votre réseau.

 

Pour plus d’infos:

Site Web: https://www.namsoft-africa.com

Facebook: https://fb.me/Namsoft1

Twitter: https://twitter.com/Namsoft_tech

Email: contact@namsoft-africa.com

 

 

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Entretien avec Michel Ndjock: Découverte du projet SAFIRA(explore, discover, learn) .

ZEMAWorld Blog est allé à la rencontre d’un spécimen rare, un jeune garçon assez particulier avec une façon de penser bien à lui, qui a accepté de nous parler de son projet qui lui aussi est assez spéciale dans son genre. Je n’en dirai pas plus, découvrons cet article sous format d’interview avec Michel Ndjock puisque il s’agit de lui et mon petit doigt me dit que vous allez l’adorer   

Let’s go !

 

« 

-ZEMA : Premièrement, parlez-nous brièvement de vous, dites à  nos lecteurs qui vous êtes .

 

-Michel : OK, commençons par le début ; je m’appelle Ndjock Michel ou Michel Ndjock si vous préférez.

Michel Ndjock

Je suis né un 8 Mars, il y a à peu près 24 ans. Oui, un 8 Mars… Je crois que ma mère m’en veut toujours un peu… (Rires)
Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, en parallèle à mes études en mécatronique à la Faculté de Génie Industriel de l’Université de Douala, je suis à la tête de NASHMA, une jeune startup
digitale. J’ai le plaisir d’y travailler avec des filles et gars vraiment formidables, en particulier sur notre projet principal « SAFIRA ».

 Présentez-nous votre startup/Projet
(Nom, secteur d’activité, clients/cibles).

Logo SAFIRA

– SAFIRA est un outil combinant dynamiquement réalité virtuelle et
multimédia, afin de servir de support d’éducation, de marketing, ou encore d’outil de
géolocalisation. Ça, c’est notre définition spécial geek, mais pour faire simple,
SAFIRA vous permet de pouvoir virtuellement visiter un lieu pouvant être n’importe
où dans le Monde entier, depuis votre téléphone, tablette ou ordinateur, avec ou sans
une connexion internet. Vous pourriez ainsi par exemple découvrir à l’avance le
campus de votre nouvelle université, une chambre d’hôtel que vous voudriez réserver,
ou une maison que vous voudriez acheter, mais aussi vous promener virtuellement
dans les plus grands sites du patrimoine culturel et naturel de votre pays ou de
l’étranger. C’est sur ce dernier point que l’aspect éducation de SAFIRA se présente
vraiment : en plus de permettre au grand public d’apprendre sur ces lieux, SAFIRA
est pensé et conçu pour pouvoir servir de support d’éducation dans un cadre
purement académique. Ceci peut aussi être dit du domaine de la géolocalisation. Par
exemple, les endroits tels qu’un campus universitaire, une école, un complexe
industriel, un bâtiment administratif ou un hôpital sont souvent très grands et très
complexes. Il est souvent très compliqué de s’y repérer et trouver les emplacements
des salles, surtout lorsqu’on y est nouveau : les plaques et panneaux indicatifs qui
sont sensés vous aider datent souvent de plusieurs années, et demander son chemin
des passants est souvent un jeu de hasard. SAFIRA permet de remédier à ce
problème-là, en offrant des fonctionnalités de recherche d’itinéraires et lieux. Il faut
maintenant préciser que tout ce dont je viens de parler, c’est pour l’utilisateur final,
Monsieur et Madame Tout Le Monde : nos clients sont en fait les business,
organisations et activités reposants totalement ou partiellement sur la valorisation de
sites ou de locaux. Quelques exemples en vrac : les hôtels, universités, écoles,
entreprises et activités du divertissement et du spectacle, agences immobilières,
ministères des Arts, Cultures et Tourisme (via les monuments, musées, sites culturels
et naturels nationaux), les grands hôpitaux, les bâtiments administratifs, les grands
complexes industriels, les sièges sociaux d’entreprises, et même les particuliers, en
fait… Nous concevons pour eux un SAFIRA spécifique à leur activité, et ils peuvent
s’en servir comme outil publicitaire, éducatif, informatif, ou de géolocalisation pour
les potentiels visiteurs/clients de leur activité.

 

– Comment vous est venu(e) l’envie/ l’idée d’entreprendre ?
Quelles ont été vos motivations dans votre domaine précis ?

 

– J’ai atterri dans l’entrepreneuriat exactement comme Banner a atterri sur le Bifrost dans le dernier film « Thor » ; c’était totalement imprévu au départ, je me suis lancé de façon héroïque (du moins dans ma tête ça l’était), et je me suis fracassé le visage de façon
totalement pitoyable en atterrissant…

Marvel studios.                                                          Aïe !

 

 

 

 

Pour décrire tout cela de façon plus sérieuse, je dirai que ce sont en fait des émotions (positives ou négatives) plutôt que des choix conscients et planifiés qui m’ont poussé à monter une startup. Ma première vraie immersion dans entrepreneuriat s’est faite il y a quelques années, lors de mon adhésion à l’association estudiantine « INFINITY SPACE » de ma faculté. C’est là que j’ai découvert tout ce monde que je ne connaissais pas. Je suis depuis mon enfance un grand amoureux de science et technologie, en particulier de tout ce qui est création numérique aussi bien technique qu’artistique, donc, pour moi, la question du choix du secteur d’activité ne se posait pas (même comme, paradoxalement, j’étudiais la mécatronique). Et c’est véritablement sur cette double base d’art numérique et d’informatique que la vision de ma startup NASHMA s’est bâtie, tout comme aujourd’hui celle de notre création SAFIRA.

– Quels sont (ou ont été) les freins rencontrés durant cette aventure entrepreneuriale ?

 

– L’un des plus grands freins a surement été mon manque de connaissance réel du monde de l’entrepreneuriat. Je suis très casanier et introverti comme gars : je sors très peu de chez moi, que ce soit pour aller à une fête avec des amis ou pour aller à un séminaire sur l’entrepreneuriat. Tout ceci a fait que ça m’a pris beaucoup de temps pour faire la transition du statut de « geek » à celui de vrai entrepreneur du digital, et honnêtement j’y travaille même encore. J’ai heureusement aujourd’hui la chance d’avoir des coéquipiers qui me sont très complémentaires. Donc, en résumé, Banner n’est plus pitoyablement allongé sur le Bifrost, mais il ne s’est pas encore transformé en une immense brute verte non plus.  

Et puis, rétrospectivement, je me rends compte qu’il y avait beaucoup de bien à mon « isolationnisme ». Aujourd’hui que j’ai plus d’expérience dans l’entreprenariat camerounais, je sais qu’il n’est pas que plein de choses positives, tout au contraire. Il y est très facile pour un entrepreneur novice de se faire totalement dissoudre, donc quelque part, ma solitude m’a protégé.

Tout ceci dit, un bon nombre de difficultés que nous avons et avons eues sont purement techniques. Par exemple, on dit souvent qu’entreprendre dans le numérique, c’est simple, puisque tout ce qu’il faut c’est un ordinateur pour taper des lignes de codes… La réalité c’est que ça dépend du domaine. Si vous faites par exemple dans la 3D de haut niveau comme nous pour SAFIRA, il va vous falloir une machine plus puissante qu’un simple PBHE… Hum, pardon, je veux dire un ordinateur pas trop performant… Quoi qu’il en soit, nous nous sommes adaptés pour dépasser ces difficultés-là, et aujourd’hui nous sommes en pleine finalisation des travaux sur notre prototype de SAFIRA, ainsi que sur notre plateforme de visite virtuelle en ligne. Cette dernière sera la première du genre sur le Continent… à moins, bien sûr, qu’on ne se fasse devancer à la dernière minute, haha ! Il y a des précédents, hein, donc on croise les doigts et on bosse dur.  

 

Qui sont vos modèles, en entrepreneuriat, dans votre domaine d’activités ?

– Ha!… Franchement, je vais vous avouer un truc : quand j’ai vu la liste des questions auxquelles j’aurais à répondre pour cette interview, celle-ci m’a fait « un genre », comme on dit. Mais bon, j’ai pris la décision de répondre sincèrement à toutes les questions, donc voici, j’y vais : la vérité c’est que je fais l’effort de ne pas avoir de modèle, que ce soit dans l’entrepreneuriat ou dans tous les autres domaines de ma vie. Ce n’est vraiment pas facile, mais j’essaye. Un « modèle » c’est quelqu’un qui vous inspire, qui représente une chose vers laquelle vous faites l’effort de tendre, et pour moi c’est quelque chose de très dangereux. J’ai bien 4 ou 5 grandes-sœurs et grands-frères dont j’admire beaucoup le travail et les réalisations dans l’entrepreneuriat ; ceux qui me connaissent savent bien qui ils sont, ce n’est pas un secret. Mais moi, je me dis que, tout entrepreneur, quel que soit sa grandeur, son succès ou sa richesse, reste un être humain, et il peut se tromper comme tous les autres 7 milliards d’êtres humains. Ce n’est pas parce que Bill Gates, Dangote ou Elon Musk a dit quelque chose que c’est forcément vrai. Bien sûr, il ne s’agit pas non plus d’être un sceptique professionnel et de rester totalement fermé à tout. Il s’agit juste d’essayer de faire preuve de discernement, de ne pas oublier qu’on a aussi un cerveau, et qu’il n’y a pas de formule magique pour le succès. Chaque projet entrepreneurial a ses réalités particulières, et je pense vraiment que c’est à chacun de trouver celles du sien. C’est plus fatiguant que de systématiquement gober tout ce qui sort de la bouche d’un parleur charismatique, mais je pense vraiment que c’est mieux. Et si on se trompe, on apprendra au moins par soi-même, et, au pire, il y aura toujours le Bifrost en bas pour amortir la chute…

– Que doit-on faire si l’on souhaite vous soutenir, investir ou devenir partenaire pour votre projet ?

 

– Pour nous soutenir, et aussi suivre notre activité, vous pouvez toujours nous retrouver sur nos pages Facebook @SafiraByNashma et @Nashma.Solutions. Ce sont nos portails privilégiés pour l’échange et la communication. En ce qui concernent les possibilités de partenariat et d’investissement, tout dépend vraiment du moment où vous lisez ces lignes. Nous sommes, à la date de publication de cet article, en pleine structuration de notre startup, et les procédures et possibilités de partenariat d’affaire avec NASHMA varieront beaucoup dans les mois et années à venir. Alors le mieux est simplement de nous écrire à contact@nashma.net, ou alors m’écrire personnellement à MichelNdjock@nashma.net. Envoyez-nous un message dans lequel vous formulez vos requêtes ou questions. On vous répondra très vite.

 

     –  Si vous souhaitez évoquer d’autres sujets non questionnés
précédemment, n’hésitez pas.

 Michel : Si je devais ajouter quelque chose, ce serait une information sur notre activité du moment : mon équipe et moi sommes en finale du concours Digital Thursday avec notre projet SAFIRA. Pour ceux qui ne savent pas, le Digital Thursday (saison 2) est un concours national de projets innovants dans le domaine du numérique, parrainé par le ministère des postes et télécommunications. Si vous êtes à Douala le 26 Juillet, faites un tour à la salle Saphir d’Akwa pour nous soutenir, ça nous fera beaucoup plaisir. 

»

Avouez que la version finale d’un tel projet comme SAFIRA promet d’être intéressant, je ne sais pas vous, mais moi j’ai déjà hâte de pourvoir visiter virtuellement certains sites touristiques d’ici et d’ailleurs.

C’est pour cela que je vous invite à nouveau personnellement à soutenir Michel et son projet finaliste au concours du Digital Thursday 2.

Et si vous êtes investisseurs ou tout simplement intéressé par le projet, contactez l’équipe à l’adresse contact@nashma.net ou MichelNdjock@nashma.net 

 

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Mon expérience beauté capillaire

On sait tous que les femmes aiment bien prendre soin d’elles. Make-up par ci, produits pour le corps par là et même produits pour les cheveux. Bref ! Il existe de quoi embellir les femmes des cheveux jusqu’aux bouts des orteils. Toutes les femmes ont recouru d’une manière ou d’une autre à ces produits de beauté pour prendre soin d’elles, juste que certaines le font moins que d’autres, mais même celles qu’on appelle « fille-garçon » ne sont pas en reste (rires !). Dans cette article je vais vous parler de mon expérience personnelle sur la beauté capillaire précisément (si on m’avait dit que j’écrirais là-dessus, je vous aurais sans doute ris au nez 😀 mais la vie est pleine de surprise, allons seulement ! )

Il y’ a de cela quelques mois je n’étais pas du genre à avoir une routine capillaire jusqu’à ce que je fasse la découverte des produits Biotipo de la société Flav’in coorporation. Pour la petite histoire c’est un ami à moi qui me dit un jour après avoir vu les photos pro que je venais de me faire faire « Alida ta beauté doit payer » et par la suite, il me met en contact avec une connaissance à lui de la dit société. Voyant qu’il s’agit de produit de beauté, je pense immédiatement au truc de mannequinat et sur le coup je ne suis pas très emballée vu que ça n’a jamais été mon genre (je préfère attirer l’attention sur moi sur autre chose que la beauté, mon cerveau tiens ! sans vouloir dénigrer les mannequins bien sûr, chacun son truc quoi !)
Mais plus j’en apprends, et plus je comprends qu’il s’agit en fait d’une société spécialisée dans les produits capillaires uniquement. Là je suis plus détendue parce qu’en fait je n’aime pas me faire les tresses donc je ne sais pas pourquoi, mais j’ai pensé à des produits qui entretiendraient mes cheveux pour que je n’ai plus à les tresser très souvent. Nous avons donc convenu d’une certaine collaboration entre la société et moi. C’est ainsi que mon expérience avec les produits capillaires Biotipo commence.

Premièrement j’ai eu droit à un diagnostic par l’un de leur coiffeur professionnel et le résultat était hilarant en même temps pas très surprenant vu que je ne prenais pas vraiment soin de mes cheveux avant. Bref pour résumer on m’a dit que j’avais les cheveux abimés, cassants au niveau des pointes, assez fragiles et avec une légère décoloration (sans doute dû aux défrisants que j’utilisais).
Il était donc question de choisir la meilleure gamme appropriée à mes problèmes de cheveux. Pour vous parler brièvement de quelques gammes de produit qu’ils proposent, on a la gamme « Keratin Liss » pour la réduction du volume, brillance, cheveux lisses et plus soyeux ; la gamme « Argan Reconstruction » pour nettoyage profond, éclat intense et nutrition à l’huile d’Argan ; la gamme « Pro-Growth » pour les cheveux sans vie et cassants, aide à la pousse des cheveux ; la gamme « tutano » spécialement conçue pour les cheveux fragiles, la gamme « Kera strength and shine » pour cheveux fins et sans volume offre nutrition et force supplémentaire ; je vais m’arrêter à la gamme « Pro Keratin » pour cheveux cassants et poreux, reconstruit la fibre capillaire, restaure les cheveux, nutrition et souplesse, cheveux plus forts.
Il y a plusieurs autres gammes pour tous types de problème de cheveux même pour les nappys 🙂 et chaque gamme est constitué de 3,4 à 5 produits (champoing, après-champoing, masque, crème…)
Donc revenons à moi (haha !) le spécialiste qui a diagnostiqué mes cheveux m’a donc conseillé la gamme « Pro Keratin » et quelques jours plus tard a eu lieu ma première application des produits. Le résultat a été incroyable, je n’ai pas reconnu mes propres cheveux, ils sont devenus super lisses, souples et soyeux dès la première application seulement. Et le plus impressionnant c’est que mes cheveux avaient au moins un mois de repousse, dans leur produit il n’y a pas de défrisants juste un champoing, après-champoing, masque, huile nourrissante, vous faites passer vos cheveux au fer si vous le souhaitez et c’est tout. Le résultat est comme si vous vous étiez faites défriser et plus encore.

Si vous suivez à la lettre les instructions d’utilisation pour chaque produit, tout en vous assurant de ne pas mélanger avec d’autres produits qui pourraient être incompatibles vous ne serez jamais déçus. En tout cas pour moi après quelques applications j’aime vraiment beaucoup le résultat que ça donne sur mes cheveux, on a l’impression qu’ils se transforment en mèche. C’est pour cela que je n’hésite pas à en parler ici, je suis réellement satisfaite 🙂

Si vous souhaitez tenter l’expérience, la société Flav’in Corporation est présente à Douala et vous pouvez aller vous faire diagnostiquer gratuitement. Les informations sur l’images qui suit :

Femme dans l’ingénierie

Le Contexte de l’ingénierie industrielle attire et élève les femmes parmi les plus performantes par rapport à la plupart des métiers car les stéréotypes populaires laissent supposer que l’ingénierie industriel est un métier ‘‘difficile’’ pour la FEMME. Donc forcément, celles qui y excellent sont vues comme des « superwomen » au niveau local vous avez sans doute déjà entendu parler de AUDREY CHICOT DG de MSMI (multi service et métiers industriels) ou de Gislaine Tessa CEO de MILLENIUM IMMOBILIER qui fait dans le génie civil. Pour ne citer que celles-là. Une étude faite par une université américaine a montré que les femmes révèlent qu’elles sont attirées par l’ingénierie industrielle pour une myriade de facteurs sociaux, y compris : la reconnaissance, le sentiment d’être plus considérée dans la société et les opportunités de carrière, entre autres. Vu le nombre assez important de fille qui choisisse cette filière dans mon école la Faculté de génie industriel par exemple, je me dis que cette étude n’est pas totalement inadéquate pour l’Afrique en générale et le Cameroun en particulier. C’est la filière ayant le plus grand nombre fille comparée aux autres filières techniques d’ingénierie de l’école, les filles restent toujours moins nombreuses que les garçons bien sûr (ici il s’agit d’avoir le pourcentage de fille qui choisisse telle ou telle filière indépendamment de celui des garçons). Toujours dans cette étude américaine L’analyse du contenu des sites Web révèle que l’ingénierie industrielle souligne la collégialité et les opportunités de leadership comme étant intrinsèques à la discipline. Conclusions en utilisant un cadre de capital social, le contexte de l’ingénierie industrielle, y compris les normes dominantes et les possibilités de réseautage, favorise des idéologies de succès qui mènent à une plus grande attraction et persévérance au sein de ce métier.

Ayant une idée plus ou moins claire de pourquoi les femmes pourraient s’intéresser à ce domaine, Beaucoup de personnes se demandent quelles sont les éventuelles difficultés et atouts qu’on peut rencontrer à l’école et dans les entreprises en tant que fille/femme qui étudie l’ingénierie ?
Je suis allée chercher des éléments de réponse étant moi-même une femme qui étudie dans ce domaine (y’en a qui feront « hein ? » rire !!) mais aussi auprès d’autres jeunes femmes. Nous allons essayer de comprendre ce que pensent elles-mêmes quelques une de ces femmes qui étudient les ‘‘ métiers d’homme’’ comme le dit le profane.

Coralie Fogue, Ingénieure ROBOTITIENNE chez « DronAfrica » répond :
« Par rapport aux difficultés : la principale difficulté dans ce domaine est de maintenir le cap étant donné que la technologie évolue à une vitesse fulgurante. Le prix à payer ? Une succession de nuit blanche. Et par rapport aux atouts : il faut avoir de la patience, de la minutie, de la créativité et surtout une grande ouverture d’esprit »
Madina Mohamadou, étudiante ingénieure 5e année en TTIC (technologie de télécommunication, de l’information et de la communication) donne son avis en disant :
« On ne te laisse pas exprimer ton idée en profondeur parce qu’ils se sentent dominés si l’idée de la fille est meilleure en disant qu’elle rêve trop. Les difficultés sont nombreuses j’énumère quelques-unes : en classe les camarades ne nous laissent nous exprimer soit disant que c’est du manque de respect et que c’est du gâchis pour une fille d’être ingénieur car elle sera mère.

Et une fois j’ai une une difficulté lors de l’entretien pour un stage où on m’a dit qu’on ne pouvait pas m’intégrer dans l’équipe parce qu’en tant que femme nordiste j’aurais d’autres préoccupations et je ne pourrais pas  remplir mes fonctions donc qu’on m’aura former pour rien »

J’ai juste envie de dire <whaaaat> ? Mais bon.. .Continuons !

Glwadys Yemefack, étudiante ingénieure 5e année en TECHNOLOGIE AUTOMOBILE répond pour sa part :
« Les femmes/filles sont souvent considérées comme le sexe faible. Malgré le fait qu’on ne le dise pas des fois très ouvertement, on le ressent dans les actions des uns et des autres. Ce qu’il fait qu’en entreprise comme à l’école on a tendance à dire qu’on ne peut pas faire telle chose et pourtant il ne s’agit pas toujours d’efforts physiques mais souvent de bon sens.
Les filles sont des futures femmes au foyer. La société a tendance à prédire leurs métiers tels qu’enseignante, coiffeuse…car elle trouve que ce sont des métiers propices pour bien gérer son foyer. Ce qui fait que même le choix de des filières d’ingénierie devient un combat avec les parents et plus tard nous sommes obligées d’abandonner ou de prendre un autre chemin à cause des contraintes du mariage.
Je sais ce qui m’attend et je sais qu’à un moment je devrais réduire le rythme pour m’occuper de mes enfants et de mon mari. Raison pour laquelle il existe dans l’ingénierie des postes qui nécessitent beaucoup plus l’utilisation du cerveau. L’ingénierie est polyvalente, il peut arriver de devenir un gestionnaire de stock, une chargée des ventes, un cadre ingénieur, … Il suffit de recenser à temps ces différents axes qu’on pourrait prendre plus tard une fois mariée. En plus, on peut aussi entreprendre pour être son propre employeur le plus tôt possible et quand le mariage arrive, tous les fondements sont posés. Je finirai en parlant du harcèlement que subissent les femmes dans tous les secteurs. Ça existe aussi dans l’ingénierie. Contraintes, conditions, compromis…c’est toujours là. »
Quant à mon propre avis sur la question, je suis d’accord avec les précédentes j’ajouterai peut-être le fait que c’est difficile de se faire prendre au sérieux des fois, on se fait prendre par des pincettes à la limite comme des invalides soit disant qu’on est trop fragile ou tout simplement parce qu’on est FEMME. On se sent obligé de redoubler l’effort des méninges et prendre des initiatives pour dire à tous « Heho ! je suis une femme mais je suis capable de dimensionner, fraiser, percer…Tout comme toi mec ! » Je vous jure, des fois t’as envie de crier ça ! 😀

Voilà donc quelques avis recueillis sur le fait d’être femme et d’étudier les métiers techniques de l’ingénierie. J’ose espérer que cela aura permis à certains de mieux comprendre ces femmes qui ont tout simplement décidé de faire autre chose que ce dont la société s’attendait vu leur genre.

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